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  • Le Soir le 12 September 2014 à 10 h 08 min
    Mots-clefs: catteau, dal, gilles, histoire, , ,   

    Gilles Dal : “A l’unif, j’ai appris à considérer les choses sous un angle différent” 

    FREDERIC JANNIN, GILLES DALGilles Dal est auteur, scénariste de BD et participe à divers talk-shows radio et télé. Formation: Catteau puis l’ULB en Histoire.

    Quel est votre meilleur souvenir d’unif?

    Les cours de critique historique. J’y ai appris à considérer les choses sous un angle différent de celui qui était généralement admis. Le seul problème c’est que j’ai tellement bien assimilé cela que j’en suis devenu très méfiant à propos de toutes les soi-disant vérités. Limite parano… (rires) (la suite…)

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  • Xavier le 31 December 2013 à 9 h 55 min
    Mots-clefs: Béatrice Delvaux, histoire, journalisme,   

    Machines à écrire, télex et téléphones fixes : être journaliste il y a 25 ans (par Béatrice Delvaux) 

    Dans un précédent post sur ce blog, un internaute s’interrogeait sur le journalisme “d’il y a 25 ans”. A question de luxe… réponse de luxe. Voici le récit de notre éditorialiste en chef Béatrice Delvaux, 25 ans de journalisme au compteur (et pas une ride!). 
    GetContent[5]Chers #25 ans,

    Vous me demandez de vous raconter le journalisme il y a 25 ans. Je ne peux vous conter que le journalisme au Soir car je n’ai connu que celui-là – et ce fut mon vrai bonheur. L’un de vous, facétieux, m’a interrogée : «Il y avait des ordinateurs ? », sous entendu « de ton temps » ? Eh bien non, lorsque j’avais 25 ans, rue Royale, il n’y avait ni ordinateur, ni GSM, ni internet, ni enregistreur miniatures. Mais il y avait des machines à écrire, des téléphones fixes, des télex et des secrétaires.

    Les machines à écrire ? Je devrais pourtant, mais je ne me rappelle pas que la rédaction à l’époque fut bruyante. Oui bien sur, je me souviens du rire tonitruant de Guy Depas, un collègue qui signifiait à chaque éclat de rire, qu’il allait prendre de court le gouvernement par un scoop. Mais du cliquetis de ces 120 machines qui montait en puissance lorsqu’on approchait de midi (pour l’édition bourse) et du soir (pour l’édition du lendemain), non, je ne m’en souviens pas. Nous remplissions des feuillets A4, 25 lignes, double interligne, dont nous savions qu’ils faisaient une longueur précise. Une fois terminé, pas de « delete », il fallait corriger comme on pouvait  les fautes de frappe et les erreurs (d’où le double interligne); on raturait alors à la main, on collait des bouts de papier, on réécrivait dessus. Le secrétaire de rédaction puis le chef de service faisaient de même et hop, on portait notre copie pleine de gribouillis, ou on l’envoyait via un tube pneumatique, à l’étage du dessous, aux typographes. (la suite…)

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    • yvesdp le 31 décembre 2013 à 12 h 34 min

      Souvenirs, souvenirs; on pourrait y ajouter le “kot de Bonnel”, seul petit bureau fermé où on se retirait quand on avait vraiment besoin de calme pour écrire;les réunions à 7h45 du matin (et oui) pour préparer l’édition de midi, les gardes jusqu’à minuit dans chaque service (ah bon, diront les plus jeunes), le plomb qu’on se permettait de manier dans l’urgence à l’atelier, la troisième mi-temps prolongée du dimanche soir pour les sportifs ou l’oeuf désignant la forme du local où se tenaient les réunions de rédaction et, où le samedi midi (jour calme avec une édition l’après-midi), on refaisait le monde autour d’un plat gras de “chez Jean” et on médisait- gentiment- sur les nombreux absents. Etc etc. Etait-ce mieux? Sans doute non mais plus convivial.

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    • Gilson le 31 décembre 2013 à 14 h 46 min

      J’aime beaucoup votre article. J’ai vécu la même ambiance mais dans un milieu moins prestigieux. C’est vrai, la chaleur humaine, la convivialité, c’est bien ce qui nous manque le plus. Heureuse et nostalgique époque.

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    • Marijo le 31 décembre 2013 à 16 h 41 min

      Merci, Béa pour ce petit clin d’oeil de nostalgie et ton humanité résistante! J’ai eu la chane de connaitre cette époque où il y avait souvent un journaliste prêt à prendre la feuille de la machine pendant qu’on tapait vos articles. J’ai une pensée émue pour tous ceux qui nous ont quittés. Merci encore pour ce bel article. A toi et à ceux que tu aimes je souhaite une année qui vous ressemble. Et je t’embrasse. Marijo

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    • miguel angel brichete le 1 janvier 2014 à 14 h 45 min

      Comme Marijo , J’ai eu la chance de connaitre cette époque comme metteur en page voir comme illustrateur . Une époque ou le talent de chacun pouvait s’exprime sans devoir justifier son talent ou ses idées à des bureaucrates. Mais bon autres temps autres façons de faire l’infos aujourd’hui il faut vendre avant d’informer et le profit avant la création. Merci à tous mes anciens collègues et amis avec qui j’ai partagé autant de bonne année . En espérant à ceux qui sont encore là de pouvoir à nouveau avoir le talent et de pouvoir l’exprimer sans devoir défendre leurs idées. Besos et une super année à vous tous .

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    • Alain Patoor le 1 janvier 2014 à 18 h 38 min

      C’était un autre mode, une autre époque. On “faisait” un journal, Maintenant on “édite”. Y a quelque chose de cassé dans la belle mécanique de l’info. Tout fout l’camp. Alain P. (journalo depuis 1968)

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    • Stanislas Bauer le 2 janvier 2014 à 13 h 49 min

      Ah oui ! Et peut être qu’on payait des journaliste, à cette époque, non ?

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    • Marie-Madeleine Bingen le 2 janvier 2014 à 17 h 24 min

      Un immense merci à toi Béa pour ce magnifique article qui relate si bien toute cette époque dont je faisais partie. Quel stress quand un événement important tombait peu avant le bouclage d’une édition. Nous, les secrétaires s’étaient par trois lignes que le texte était déchiré et descendait à l’atelier par l’intermédiaire d’un employé ou par le tube. Un jour mémorable qui me revient : le décès de Charles de Gaulle. Claude de Groulart qui avait une culture générale d’une étendue incroyable me l’a dicté (deux pages pleines) en deux heures maximum afin que l’article paraisse dans l’édition de midi. Quel exploit !
      Ton article va crescendo dans l’émotion que tu ressens de raconter tout ce vécu inoubliable et qui restera gravé dans nos mémoires.
      Merveilleuse année pour toi et tes proches ainsi qu’à toute la rédaction.

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    • Alain Ducat le 3 janvier 2014 à 9 h 01 min

      Merci chère consoeur de cette tranche de vie qui m’en rappelle beaucoup d’autres, ancrées dans ma carrière. Et qui, surtout, me conforte dans l’envie de continuer. Tant qu’il y a du carburant dans le moteur !

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    • Chantal Rossignon le 3 janvier 2014 à 16 h 28 min

      Très beau texte sur “il y a 25 ans”. Moi aussi (51 ans dans quelques jours), j’ai connu les bureaux remplis de monde qui se parlaient, qui partageaient en direct pour composer une note, l’arrivée du premier ordinateur que l’on se partageait à cinq ! Cela fait drôle de parler ainsi. Toutefois, aujourd’hui il y a toujours une certaine entr’aide et complicité pour arriver à un résultat mais cela passe aussi par des “machines”. A nous de les utiliser au mieux et de ne pas oublier l’autre.

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    • Béatrice Houchard le 3 janvier 2014 à 17 h 56 min

      Et parfois, rentrant de reportage, on ratait un train parce qu’il avait fallu attendre l’arrivée de la sténo au journal…Le portable et la tablette, c’est bien aussi…Oubli, chère consœur: il y a 25 ans, dans une époque moins hygiéniste, on avalait aussi beaucoup de fumée de cigarette dans les rédactions ! (je précise que je ne fume pas). Le bon temps? Pour moi, celui d’aujourd’hui autant que celui d’avant-hier.

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    • renaud prat le 4 janvier 2014 à 22 h 58 min

      N’importe quoi. Il faut toujours courir pour faire croire que le monde va vite.

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