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  • Gaëlle Moury le 10 September 2014 à 16 h 47 min
    Mots-clefs: muriel gerkens, , rentrée académique,   

    Muriel Gerkens (Ecolo): “Ce n’est pas à l’unif qu’émergent les nouveaux modes de pensée” 


    Photo: Bruno D'Alimonte. Photo: Bruno D’Alimonte.

    Muriel Gerkens est députée Ecolo. L’unif a été déterminante pour cette psychologue de formation même si elle concède ne pas avoir eu envie de s’y éterniser… (la suite…)

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    • MicansD le 10 septembre 2014 à 19 h 32 min

      C’est sûr qu’en mode “nouvelles pensées”, Ecolo a beaucoup de choses à nous enseigner…

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    • Jim the Bricoleur le 11 septembre 2014 à 7 h 33 min

      C’est sûr qu’à l’Université de Liège, qui se traîne lamentablement derrière l’UCL, l’ULB et l’UNamur, on ne risque pas des réflexions, approches ou méthodologies innovantes. On est plutôt à la remorque du parti frère ps. Une formation en psychologie à l’Ulg, c’est juste suffisant pour décrocher une place dans le landerneau politique…

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  • AnnCharlotte le 8 September 2014 à 9 h 13 min
    Mots-clefs: , rentrée académique, ,   

    Vivez la rentrée académique avec Le Soir… et #25 

    A quoi ça sert, l’université ? Doit-elle m’apprendre à penser ou à dégoter un job ? Est-elle vraiment accessible à tous les milieux sociaux ? Pourquoi les étudiants ne sont-ils pas bilingues à la fin de leur cursus ? L’Erasmus, est-ce devenu un passage obligé ?…

    Le lundi 15 septembre, universités et hautes écoles du pays ouvriront officiellement leurs portes. Dès aujourd’hui, Le Soir propose une immersion dans le monde de l’enseignement supérieur. Seront abordées une flopée de thématiques, concernant aussi bien le contexte global des écoles supérieures en Belgique que la vie quotidienne des étudiants.

    Pour réfléchir aux missions des études, Le Soir organise un débat inédit entre les recteurs des six universités francophones (UCL, ULB, ULG, UNamur, UMons, Saint-Louis). Il sera diffusé samedi.

    Mais les « officiels » ne sont pas les seuls invités à donner de la voix. Vous aussi, participez au débat et racontez-nous vos témoignages liés à l’enseignement supérieur : vos joies, vos déceptions, vos meilleurs souvenirs, vos attentes… Vos contributions nous permettront d’alimenter un cahier spécial consacré à la rentrée académique. Il sera publié le samedi 13 septembre.

    BELGIUM BRUSSELS ULB VUB SAINT-VERHAEGEN CELEBRATION

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    • Peter le 8 septembre 2014 à 11 h 15 min

      mais oui, c’est toujours la faute des néerlandophones!

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    • Olivier Stas le 8 septembre 2014 à 11 h 26 min

      Devenir bilingue a l’universite? C’est beaucoup trop tard. A l’universite, cela ne concerne qu’une petite partie de la population. Et cela devrait etre pour atteindre une excellente maitrise de langue(s) etrangere(s) sur base d’une base deja solide.

      Je suis frontalier et travaille au GD Luxembourg. Nous avons inscrit notre fille – agee aujourd’hui de 9 ans et qui va entrer en 4ieme annee primaire – dans une ecole au GD Luxembourg des la maternelle. En premiere annee primaire, la moitie de l’horaire est consacre a l’apprentissage de l’allemand. La plupart des autres cours comme les maths sont aussi donnes en allemand … 3 ans plus tard, et sachant que le nombre d’heures consacrees a l’allemand a diminue au benefice d’autres cours dont celui de francais, elle lit des livres avec des histoires pour son age de 300+ pages en allemand et regarde la TV allemande sans difficulte… Sa langue maternelle est le luxembourgeois, et la parternelle le francais. Toutes les 2 apprisent oralement des sa naissance. Et elle ne melange aucune des trois, et passe naturellement de l’une a l’autre.

      Les instutueurs/tutrices parlent – au sens large: parler, ecrire et peuvent donc enseigner – tous 3 langues: le luxembourgeois (qui est tres peu enseigne car tradition orale meme s’il est ecrit), le francais et l’allemand. Et comme ils les ont apprisent des leur plus jeune age, ils en ont une tres bonne voire parfaite maitrise selon les personnes. Donc pas besoin de faire intervenir des personnes exterieures pour les cours de langues de francais et allemand que la plupart des enfants entrant en primaire ne connaissent pas du tout.

      Pour ce qui concerne ma fille, il y aura au moins une langue additionnelle lors de ses etudes secondaires.

      Mon avis sur base de ce que je vois et vis au GDL pour l’apprentissage des langues, c’est que les femmes et hommes politique belge s’ils veulent du vrai bilinguisme feraient bien de regarder ce qui se fait chez leur petit voisin depuis des decennies…
      Et la premiere chose sera d’imposer dans le cursus des insititueurs/trices l’apprentissage des autres langues nationales. La maitrise de 3 langue est tout a fait possible pour eux, c’est le cas au GDL…

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    • Cassio le 8 septembre 2014 à 11 h 31 min

      La question renvoie à débat très contemporain entre ceux qui partagent une conception de l’unif en tant fabrique à travailleurs et qui estiment que l’unif est une structure dont la vocation principale est de transmettre un savoir. Pour y répondre, il faudrait trancher une fois pour toutes.
      Personnellement, je n’ai pas souhaité faire des études pour exercer une profession en particulier (à part les médecins et ingénieurs peu arrivent à cette fin de nos jours, et encore!) mais pour y acquérir un savoir et une façon de penser et une ouverture d’esprit. Malheureusement, toutes les disciplines dispensées ne donnent pas forcément accès à la profession rêvée par l’étudiant en début de parcours à cause de la pression du marché de l’emploi. On exige de l’expérience et des connaissances particulières, notamment en langues. Aujourd’hui, l’étudiant qui sort de l’unif doit faire preuve de beaucoup de flexibilité. Il y a de plus en plus de diplômés universitaires (et je trouve qu’il faut s’en réjouir) mais il n’y a pas de place pour autant d’universitaires dans la société. Or, si on veut se frayer une place en tant qu’universitaire, il faut faire des concessions et être polyvalent. La connaissance du néerlandais fait partie de ces outils pour y faire sa place. Mais ce n’est pas à l’unif de veiller à dispenser ce savoir-là, ce n’est pas selon moi sa mission.

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    • Catherine le 8 septembre 2014 à 12 h 25 min

      Le bilinguisme, et particulièrement dans les langues nationales, devrait être acquis à la fin du secondaire au plus tard. Ce n’est pas pour rien qu’on parle d’enseignement général. Par contre, l’université devrait pouvoir s’ouvrir à l’international en proposant des cursus dans lesquels on invite des professeurs étrangers à prendre la parole dans leur langue, une sorte d’Erasmus des profs, voire des cursus interuniversitaires et internationaux Cela doperait sa mission de développement, de réflexion, d’innovation et d’analyse. L’université apprend à penser, pas à faire. Le problème n’est pas les compétences qu’elle transmet ou non, mais plutôt le fait vivre avec son temps.

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    • olivier le 8 septembre 2014 à 13 h 31 min

      La question de la formation aux professions est une décision politique qui a été prise au sein du Parlement de l’Union Européenne estimant que l’avenir résidait dans une augmentation du nombre de diplômés universitaires. Les universités sous la pression de leur tutelle ont adapté leur enseignement aux exigences démocratiques. C’est dans ce contexte qu’intervient le débat sur la formation aux langues. Sauf erreur de ma part, la question n’est pas uniquement le bilinguisme mais la connaissance de la langue en général. Le niveau de connaissance du français n’est pas suffisant à l’entrée de l’université ce qui a obligé les institutions à mettre en place des accompagnements. Ainsi, on pourrait distinguer que la formation aux langues fait partie des missions de l’Université. Par ailleurs, le législateur dispose d’un droit de regard sur les missions d’enseignement des universités dans le cadre de leurs financements. Les aspects philosophiques et de recherche sont exclus de ce cadre. Ainsi, le législateur pourrait exiger que les langues soient enseignées. Ceci étant, la question des missions de l’université est un sujet de débat particulièrement pointu. Dans un contexte toujours vif de concurrence entre Ecoles Supérieures et Universités arbitré au moins par les pouvoirs publics, basé sur une balance un peu réductrice entre “une formation qui conduit à un emploi – qualifiante” et “une formation qui forge”, la mission philosophique de l’Université a toute sa place. Cette mission est d’enseigner pour construire la pensée, elle procède d’un pragmatisme à long terme et pas d’une concrétisation immédiate. Et, en ce sens, la notion de formation qualifiante (qui inclut la connaissance des langues nécessaires) ne peut constituer l’unique enjeu. Le niveau de connaissance et de développement des connaissances ne plaident pas non plus pour des “immersions linguistiques”. La pensée complexe s’exprime mieux dans sa langue maternelle. La question qui me semble se poser est de savoir si les universités disposent toujours de la liberté à laquelle elles ont droit dans le cadre de la transmission du savoir?

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    • Christophe le 8 septembre 2014 à 11 h 10 min

      Vous avez raison, les universités ne servent à rien : devenons tous des travailleurs manuels ou de petits commerçants, c’est uniquement de cela qu’on a besoin pour construire une société (tiens, et on fait comment, pour construire des centrales pour produire l’énergie qui fait tourner votre commerce ? Ah oui, effectivement pour tirer une cariole à travers l’Europe pour aller aux foires de Champagne, il n’y a pas besoin d’électricité, suis-je bête…)

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