Le rémouleur aiguise les ustensiles coupants et tranchants. Sur la photo, ce rémouleur était en activité à Bastogne dans les années trente.
Dans le Soir du 11 décembre 1907, l’article Rémouleurs nomades nous décrit ce petit métier disparu.
« Entre toutes les industries du pavé qui animent et caractérisent Bruxelles, une des plus curieuses et des plus attachées à ses coutumes est celle des rémouleurs.
La plupart arrivent des environs de Dixmude, notamment de Clercken et de Houthulst…
(…) Les rémouleurs mènent ici vaillamment leur existence ambulatoire. Arborant la culotte trop courte et le veston gris, traînant de lourds souliers à clous, coiffés de la casquette inamovible, ils pèlerinent de Saint-Gilles à Laeken et des déclivités de Molenbeek aux hauteurs d’Ixelles ; au centre de la ville, ils sentent qu’ils sont dépaysés et inutiles ; aussi préfèrent-ils les faubourgs.
S’ils ont renoncé depuis bel âge à leur appel strident et prolongé, ils sont restés fidèles à leur roue en pierre vulcanique, contre laquelle une faux ébréchée s’escrime en étincelles ; immémorialement, ils versent dans une vieille boîte à sardines l’eau nécessaire pour l’aiguisage ; la nécessité d’être parcimonieux leur inspire ces combinaisons ingénieuses. Continuer la lecture
1933 est la seule indication qui figure au dos de cette photo classée dans le dossier « Petits métiers » de nos archives.Le travail de l’osier se faisait en famille, avec l’aide des enfants, dans des conditions de travail pénibles. Ces artisans semblent très habiles : leur production paraît assez variée.L’osier (jeunes pousses de saule) est récolté entre janvier et mars, lorsque la sève est descendue. Il s’agit de couper les tiges qui ont poussé l’année précédente.





