Médias : Le but, c’était l’image

© AFP PHOTO / Henny Ray ABRAMS

Vous n’oublierez hélas jamais les images de ce 11 septembre 2001. Le monde entier ne pourra jamais oublier ce qu’il s’est passé ce jour-là à New York. Et notamment à cause d’un élément: l’image. Il faut bien comprendre en effet que le but de cet acte inhumain était avant tout… de frapper les esprits. Grâce aux images qu’il allait provoquer.

Ce sont les images les plus spectaculaires jamais enregistrées depuis que la pellicule existe , nous a expliqué François Heinderyckx, l’un des spécialistes belges des médias. Son métier consiste entre autres à analyser les conséquences que peuvent avoir des images violentes ou spectaculaires sur les individus. Et selon lui, plus personne sur terre ne pourra plus regarder un gratte-ciel ou un avion sans y penser. On peut parler d’un véritable traumatisme.

Dès que la première tour du World Trade Center a explosé, tous les médias du monde (télévision, radio, journaux, internet) ont en effet commencé à diffuser les images de la catastrophe, au point que personne aujourd’hui n’a pas pu ne pas les voir. Rien que sur CNN, la chaîne américaine qui diffuse de l’information 24 heures sur 24, 4.000 journalistes travaillent à rendre compte de cette catastrophe! Et c’était précisément le but des terroristes.

L’acte terroriste est un acte avant tout symbolique, l’aspect visuel de l’opération est à la base de son impact dans les esprits , explique encore notre expert. Il ne s’agit pas de faire des blessés ou des dégâts, mais bien de toucher et de faire peur au plus grand nombre de gens possible.

Face à un tel acte qui paraît incroyable, il est donc normal que les gens ressentent le besoin d’obtenir des informations. Des médecins ont étudié ce phénomène, c’est un réflexe normal. Il faut compenser l’angoisse provoquée, et tenter de comprendre. Il est donc impensable aujourd’hui qu’on ne montre pas, encore et encore, les images de tous ces attentats.

Pour bien comprendre l’importance de l’image, il suffit de penser que l’on parle beaucoup moins pour l’instant de l’attentat sur Washington que de l’attentat sur New York. Car là, personne n’a pu filmer directement la catastrophe…

VAN VAERENBERGH,OLIVIER
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