British Airways de Bruxelles à New York

Transport aérien La compagnie britannique crée Open Skies, un transporteur qui volera depuis Zaventem

C’est une première conséquence spectaculaire de l’accord de ciel ouvert conclu il y a près d’un an entre l’Union européenne et les États-Unis. La compagnie aérienne britannique British Airways va effectuer des vols vers les États-Unis au départ de deux villes situées en Europe continentale. Il s’agit de Bruxelles et de Paris. Avant ces accords, une compagnie ne pouvait voler vers les Etats-Unis qu’au départ de son territoire national.

Pour effectuer ces vols, British Airways a créé une filiale très opportunément baptisée Open Skies (« ciels ouverts »).

Le premier vol de ce nouveau-né européen aura lieu en juin. À Bruxelles ou à Paris ? « La question n’est pas encore tranchée », nous a indiqué, depuis New York, Dale Moss, le directeur exécutif de la compagnie. L’une des deux villes devrait être désignée très prochainement. La seconde accueillera son premier vol quelques mois plus tard. Quoi qu’il arrive, Bruxelles devrait donc accueillir Open Skies dans le courant de 2008, pour un vol quotidien. Mais pourquoi ces yeux doux à la capitale belge ? « Bruxelles est une ville qui attire beaucoup de trafic vers les Etats-Unis, notamment en raison de la présence des institutions européennes, et l’aéroport n’est pas congestionné. Cela nous apporte de très nombreux avantages. », dit le directeur.

Il n’empêche que c’est un fameux pari pour la compagnie britannique. Les liaisons entre Bruxelles et New York sont déjà légion. La compagnie indienne Jet Airways décolle déjà deux fois par jour vers « Big Apple », sans parler des navettes quotidiennes effectuées par les compagnies américaines American, Delta et Continental. Cela n’effraie pas le patron d’Open Skies. « Nous allons arriver avec des tarifs très compétitifs, notamment parce que la compagnie aura des coûts de fonctionnement très bas. On a évalué cela avec beaucoup de précaution. »

Le nouveau transporteur ne se qualifie pas pour autant de « low cost ». « Je n’aime pas les catégories », dit le patron. Il est vrai que le service à bord sera étendu et que les avions, des Boeing 757 d’une capacité de 82 passagers, proposeront trois classes distinctes (Affaires, Premium économique et économique).

Pour l’aéroport de Bruxelles-National, l’arrivée d’Open Skies est une excellente nouvelle. « Si Zaventem a un point faible, c’est le nombre encore limité de vols intercontinentaux, dit Jan Vandercruysse, porte-parole de Brussels Airport. Nous sommes donc très heureux d’avoir appris l’arrivée d’Open Skies. »

Les responsables de l’aéroport de Bruxelles-National sont également convaincus qu’il existe encore de la place pour de nouveaux vols vers les États-Unis. « Nous constatons dans nos chiffres que, malgré les nombreux vols Bruxelles-New York déjà existants, beaucoup de voyageurs continuent à effectuer des vols vers d’autres villes européennes, pour prendre ensuite une correspondance vers New York. Cela signifie qu’il existe encore un potentiel pour des vols directs au départ de Bruxelles. »

Le porte-parole estime aussi que ce choix prouve la valeur de l’aéroport : « Open Skies aurait pu choisir des dizaines d’autres villes européennes pour débuter ses activités. Or, nous avons été choisis. C’est un excellent signal et nous espérons que cela pourrait convaincre d’autres transporteurs de s’installer chez nous. »

BERNARD DEMONTY

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