« Charles Taylor is rich » grâce à Anvers

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Le procès du dictateur libérien met en évidence le parti tiré des diamants.

L’ancien dictateur du Liberia, le sanguinaire Charles Taylor, comparaît depuis le début de cette semaine devant la Cour pénale internationale de La Haye. L’horreur n’a pas tardé à gagner la salle d’audience. Mutilations, viols, assassinats, enfants soldats et trafics en tous genres, souvent meurtriers : les faits évoqués sont abominables.

Nous avons suivi le début de ce procès retentissant. Notamment parce qu’il y est question de la Belgique à travers son pôle diamantaire anversois. C’est en effet grâce au trafic de diamants que Taylor a construit une bonne part de sa fortune et trouvé les moyens nécessaires à son régime totalitaire. La Cour de La Haye s’est ainsi penchée sur le rapport de l’expert en diamants Ian Smillie : entre 1990 et 1999, les importations belges de diamant du Liberia ont été de 5 millions de carats par an. Soit vingt-quatre fois plus que la production du pays…

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