La voiture électrique est née

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Mobilité Elle est fabriquée en Inde. Son prix ? 14.900 euros
Fini les prototypes ! Une voiture électrique roule à Bruxelles. Et peut être commandée au Motor show.


Certes, tous les grands constructeurs annoncent une voiture électrique pour… demain. Certains ont parfois commercialisé des versions électrifiées de leurs modèles, mais généralement sans succès. Certes, la Blue Car de Vincent Bolloré, le copain à Sarko, devrait débarquer en 2009. Et peut-être rafler le marché des 2.000 voitures « à louer » à Paris.

Mais la Reva, elle roule depuis vendredi à Bruxelles. Jeudi prochain, les premiers clients pourront passer commande au Salon de l’Auto pour 14.900 euros et en prendre livraison trois mois plus tard. Son intérêt majeur ? Rejeter zéro émission, sa motorisation étant exclusivement électrique. Son moteur, qui « pousse » 53 Nm, suffit amplement à déplacer deux personnes plus deux enfants sur 80 kilomètres. Ce qui couvre une très grande partie des besoins urbains au quotidien. « Nous voyons notre modèle comme deuxième voiture, pour combler certains besoins que les familles rencontrent avec une voiture plus petite », explique Arnaud de Viron, patron de Greenmobil, la société bruxelloise qui importe la voiture dans notre pays. Outre l’intérêt écologique, le coût de l’utilisation est le deuxième atout de la voiture. La Reva se recharge pour une nuit au prix d’un euro pour un parcours d’une centaine de kilomètres. Comparé à une petite citadine qui ne consommerait que 7,5 litres au cent, cela permet une économie annuelle de plus de 1.500 euros. « L’entretien, qui consiste en deux visites annuelles par an afin de remplacer préventivement l’une ou l’autre pièce, coûte environ 40 % de moins qu’une voiture traditionnelle », dit Arnaud de Viron. La Reva offre une grande facilité d’emploi : là où on introduit

d’habitude le pistolet de la pompe à carburant, une prise permet de se brancher, via un câble, sur n’importe quelle prise 16 ampères d’une maison. Mais mieux vaut disposer d’un garage…

Nous avons essayé la Reva sur les pavés bruxellois. La voiture est facile à manœuvrer, facile de prise en mains, beaucoup plus ample à l’intérieur que ne laisse supposer sa ligne extérieure, pas très emballante par rapport à une Smart, par exemple.

2.500 exemplaires roulent

Pourquoi la Reva réussirait-elle là où les grands constructeurs ont échoué ? Son principal atout est d’exister : plus de 2.500 exemplaires roulent aujourd’hui, dont 1.000 à Londres, dont les propriétaires sont exemptés du péage urbain. Sa technologie n’est pas nécessairement du dernier cri, mais elle est éprouvée. Son moteur est américain. Ses batteries acide-plomb ont l’inconvénient d’avoir un « effet-mémoire » qui impose une décharge quasi complète avant la recharge. Mais la technologie lithium-ion, qui est actuellement testée en Inde, à Bangalore, là où toutes les Reva sont fabriquées, pourrait débarquer au printemps et être montée sur les Reva existantes. En tout cas, la Grande-Bretagne, y croit : une usine y est en cours de construction pour assembler 30.000 véhicules par an. D’ailleurs, le ministre bruxellois de l’Économie Benoît Cerexhe, favorable à l’emploi de ce type de véhicule dans les administrations et cabinets régionaux, veut aussi entamer des discussions pour que, dans le futur, la Belgique puisse éventuellement assembler ses propres Reva…

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