Et un siècle pour Converse, un !

40-1e-converse.jpg

Mode Converse fête ses 100 ans

La collection printemps-été de Converse risque d’être originale. Fil rouge de cette année : son centenaire. Petit retour en arrière.

De la toile. Une semelle en caoutchouc. Une étoile. Toujours. Et un siècle d’existence.

« Les vraies étoiles ne meurent jamais. » Voilà sans doute pourquoi Converse reste sur le devant de la scène, comme l’explique Taco Overmaat, directeur commercial de la marque pour le Benelux : « Après 100 ans, Converse est toujours couronné de succès parce qu’il s’agit d’une icône qui possède de multiples facettes, différentes histoires. » Arrivé en 1985 en tant que vendeur, Taco Overmaat se retrouve maintenant à un très haut poste. Un peu à la manière de Converse.

L’aventure commence en 1908. Le Marquis Converse fonde « The Converse Rubber Company », une entreprise à petite échelle du Massachussets. Son domaine de prédilection ? Des bottes et des chaussures imperméables en caoutchouc. C’est ainsi qu’en 1917, la fameuse basket voit le jour. Mais il lui faudra attendre quatre années avant de briller. Chuck Taylor, légende du basket-ball, devient représentant pour la marque. Par la même occasion, il apporte une série d’améliorations à la chaussure. Le succès est immédiat. A tel point que Converse décide de donner le nom du sportif à la basket et de l’apposer sur la toile. Bienvenue à la Chuck Taylor All Star.

A la fin des années 1920, rien ne va plus. L’entreprise rencontre de gros problèmes financiers et le Marquis décède d’une crise cardiaque. Lors de la Seconde Guerre mondiale, pourtant, Converse arrive à se relever en fournissant les chaussures de l’armée de l’air américaine.

Les années 1960 sont une décennie en or pour Converse. Les produits se diversifient et font place aux vêtements, sacs et accessoires. De petites entreprises sont rachetées. La version basse de la All Star débarque. Six nouveaux coloris animent la toile. Un vrai phénomène qui amène la marque à détenir 90 % du marché des baskets. Comme l’a dit un retraité de Converse, ils étaient le Coca-Cola de la basket. Et s’ils sont rachetés par Nike en 2003, cela ne représente pas une marque de faiblesse pour autant. « Nike couvre la course, le football, le soccer et le hockey. Par contre, notre domaine est le basket-ball. C’est pour cela que Converse est devenue une filiale de Nike. »

Aujourd’hui, les baskets trônent encore à nos pieds. « Le succès du modèle Chuck Taylor n’est plus à prouver. Plus d’un milliard de ces chaussures de sport ont été vendues à travers le monde sur ces cent dernières années. » La qualité et la renommée de Converse n’en sont pas la seule explication. « La mode joue également un rôle. Pour l’instant, la tendance est aux skinnys et aux slims avec des All Star. » C’est vrai, on en voit partout. Des écrus en toile aux pieds de grands-mères, des noires à clous sautant dans un concert de rock, des roses à pois blancs dans la cour de récré. « Tout le monde peut en porter. Même si la majorité des clients restent les jeunes. » Les stars aussi sont accros aux All Star : James Dean en avait une paire, Mick Jagger en portait à son mariage, et elles côtoient les escarpins de Marie-Antoinette dans le film de Sofia Coppola.

La nouvelle collection Converse a été dessinée autour du centenaire. A partir des tendances de chaque décennie, plusieurs modèles sont nés. Une campagne débute aujourd’hui au Bread and Butter de Barcelone. Une foire de commerce internationale où se mêlent les grandes marques de mode. « C’est la plus grande campagne que Converse ait connue. De nombreuses personnes très importantes seront présentes. »

Bref, on patiente jusqu’à l’arrivée des nouvelles All Star. Et on ne jette surtout pas les anciennes. On les revendra dans quelques années.

STAGIAIRE

Cette entrée a été publiée dans Culture, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.