Pourquoi les Belges montent au front afghan

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Pour le ministre de la Défense, Pieter De Crem, c’était l’épreuve du feu. Au Parlement, jeudi, il a longuement argumenté la décision gouvernementale d’engager les militaires belges plus avant en Afghanistan. Quatre chasseurs F-16 et une centaine de militaires vont être déployés à Kandahar, au sud du pays. Une zone périlleuse.

Les demandes répétées de l’Otan et de pays partenaires, dont les Pays-Bas, devaient être entendues, souligne le ministre CD&V. « Observer et ne rien faire, cela ne va pas, ajoute-t-il. Quand il nous est demandé de faire notre travail – non pas d’aller à la guerre mais d’assurer la paix –, nous ne pouvons détourner la tête. » La décision, précise-t-il, fait l’objet d’un large consensus politique. Seul le SP.A résiste : notre pays serait inscrit « dans une logique de guerre ». Mais les socialistes flamands… avaient voté l’engagement en Afghanistan lorsqu’ils étaient dans la majorité. L’engagement, reconnaît le ministre, est risqué : « La situation en Afghanistan est sérieuse. » Un pays où toute sortie de crise sera « civilo-militaire ». Ou ne sera pas.

Le portfolio les Belges en Afghanisatan

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