Nouveau système solaire


Espace Deux planètes en orbite autour d’une étoile

Des scientifiques aidés par des astronomes amateurs ont découvert un système solaire similaire au nôtre.

Des scientifiques ont découvert, grâce à la contribution d’astronomes amateurs, un système solaire éloigné mais remarquablement similaire au nôtre, selon une étude publiée ce jeudi par le magazine Science.

Les premières observations ont permis de découvrir deux planètes en orbite autour d’une étoile distante de quelque 5.000 années lumière, et qui semblent être des versions plus petites de nos planètes Jupiter et Saturne.

Seuls 25 systèmes solaires à plusieurs planètes ont été répertoriés à ce jour, et c’est le premier qui ressemble au nôtre, souligne le principal auteur de l’étude, Scott Gaudi, de l’université d’Etat de l’Ohio (nord des Etats-Unis). « C’est comme une version à échelle réduite de notre système solaire, assure-t-il. Ces planètes sont en orbite autour d’une étoile plus petite, plus froide et moins brillante que le Soleil, elles sont plus proches de cette étoile que Jupiter et Saturne ne le sont du Soleil et un peu plus froides qu’elles. Nous ne savons rien d’elles, si ce n’est leur masse. L’une représente environ 70 % de la masse de Jupiter, et l’autre 90 % de celle de Saturne. Elles sont plus de mille fois plus éloignées de la Terre que ne l’est l’étoile la plus proche.

Nous sommes quasiment certains qu’elles sont gazeuses comme Jupiter et Saturne, mais nous ne pourrons sans doute pas nous en assurer car elles sont trop éloignées. »

Collaboration de nombreux astronomes amateurs

L’existence de ces deux planètes a été révélée quand leur étoile est passée devant l’orbite d’une étoile plus éloignée. Cela a eu pour effet d’augmenter la luminosité de l’étoile plus lointaine, réfractée par les champs gravitationnels des deux planètes.

Gaudi et son équipe ont déterminé la masse de ces deux planètes en s’appuyant sur des calculs basés sur ce changement de luminosité, un phénomène appelé microlentille gravitationnelle.

Mais le phénomène n’ayant pu être observé que sur une période de deux semaines, fin mars et début avril 2006, Scott Gaudi et ses collègues ont fait appel à des astronomes amateurs de l’hémisphère sud pour collecter le maximum de données.

« C’est plus un effort de coordination que de technologie, explique Scott Gaudi. Beaucoup d’astronomes amateurs utilisent de petits télescopes qui tiennent sur un bureau, mais le lieu est plus important pour nous que la taille. Or, pour voir le centre de la galaxie, il faut être dans l’hémisphère sud. »

Ils ont ainsi bénéficié de la coopération d’astronomes amateurs de l’hémisphère sud et de professionnels de onze observatoires du monde entier : du Chili, de Tasmanie, de Nouvelle-Zélande, des îles Canaries, d’Israël et des Etats-Unis. (afp)

AFP

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