Parce qu’ils le valent bien

Presse Nouveauté dans l’univers des magazines masculins, la version française du mensuel « GQ » sort demain

Masculin, beau et intelligent. » Trois mots choisis pour présenter au public français le mensuel GQ (ou « Gentlemen’s Quarterly ») qui s’apprête à le conquérir, après 50 ans de succès aux Etats-Unis.

Il était temps. Le groupe d’édition américain Condé Nast (Vogue, Glamour…) s’attaque au marché français après avoir essaimé dans pas moins de 14 pays. Diffusé à 2 millions d’exemplaires – dont 850.000 pour le marché américain –, GQ vise cette fois les 70.000 exemplaires vendus chaque mois en 2008, puis les 100.000 d’ici 2011.

Le francophone se laissera-t-il séduire par une revue qui ne se veut ni trash ni fashion ? Qui s’adresse aux hommes entre 25 et 40 ans mais promet de ne pas parler d’eux à chaque page, qui se voit comme un complément des news (Le Point, L’Express…) et des pictures magazines (VSD, Paris Match…) et qui traitera de culture, mode, sexe, boulot, sport, cuisine, nouvelles technologies…

Anne Boulay, la rédactrice en chef, ex de Libération, enfonce le clou : « GQ ne prétend nullement exploiter d’hypothétiques angoisses sur la virilité dans la société d’aujourd’hui ». Pas dans la même cour, donc, que le Men’s Health et ses petits frères, dont le flop a prouvé que le féminin basique transposé à l’univers masculin n’est pas un plan qui roule.

Pour le lancement du mensuel (1 euro de départ, avant d’atteindre les 3,40 euros), Condé Nast a boosté le tirage : 416.000 exemplaires, soutenus par une campagne de choc d’un million d’euros, signée DDB Paris et visible en télé, affiches et sur le Net.

Mais le petit plus, ce sont les collaborateurs sélectionnés par le groupe pour leur faculté de « capter ce qui se passe dans la société », tels l’écrivain jetsetteur Frédéric Beigbeder ou le producteur et musicien Bertrand Burgalat.

Face à cette grosse machine, les concurrents comme Gentleman« Le magazine de l’homme d’exception » – et L’Optimum frémissent. Ce dernier, pour l’occasion, abaisse son prix à 1 euro et multiplie tirage et points de vente par quatre. De quoi mettre le feu au GQ.

JULIE HUON

Cette entrée a été publiée dans Médias, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.