Un caoutchouc autoréparable


Matériaux Le processus peut avoir lieu plusieurs fois

Une nouvelle matière élastique qui se répare d’elle-même sans être collante et ouvre la voie à la fabrication de produits « autocicatrisants » a été mise en point par des chercheurs français, qui publient leurs résultats dans la revue Nature de ce jeudi.

Cette matière, synthétisée à partir d’acide gras d’origine végétale, est composée de petites molécules qui s’assemblent en réseaux supramoléculaires lesquels, s’ils sont rompus, se réassemblent d’eux-mêmes pour retrouver leur forme et leur élasticité initiales.

Parmi les applications possibles, des tissus pour des vêtements dont les trous se rebouchent d’eux-mêmes, des semelles de chaussures indéformables ou encore des jouets cassés qui se remettent en état tout seuls au pied du lit de leurs jeunes utilisateurs. Certaines pièces détachées de moteurs, comme des durites qui contiennent des fluides ou des carburants pourraient également s’autoréparer sans avoir besoin de passer entre les mains du garagiste.

« Si vous percez un joint d’étanchéité dans un mur, il va se réparer tout seul. Tout ce qui travaille dans la compression, comme les joints de structure, ou les revêtements susceptibles de se rayer, est concerné », explique Ludwik Leibler, directeur du laboratoire Matière molle et chimie du CNRS. « Le processus de rupture et de réparation peut être répété de nombreuses fois », explique Leibler dans son article.

FREDERIC SOUMOIS

Cette entrée a été publiée dans Sciences et santé, avec comme mot(s)-clef(s) . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.