La base belge est construite


Antarctique Mission accomplie pour l’équipe d’Alain Hubert

Les bâtisseurs rentrent au pays. La nouvelle base polaire belge est construite. Il ne reste plus qu’à l’équiper…

Depuis mercredi 16 h 30, on peut dire que la saison australe « belge » est bel et bien terminée. « Nous avons fermé à ce moment-là, pour tout l’hiver austral qui s’annonce, et pour la première fois, les portes de la Station Princess Elisabeth que nous venons de construire. C’était particulièrement émouvant. »

Alain Hubert avait à peine posé le pied en Afrique du Sud, jeudi matin, quand il nous a livré ses premières impressions sur sa dernière saison en Antarctique !

Depuis fin octobre, l’explorateur belge, président de la Fondation polaire internationale (IPF), était à pied d’œuvre, sur les Terres de la Reine Maud, pour ériger la Station Princess Elisabeth.

Avec l’aide de la soixantaine de personnes qui se sont succédé sur le site de construction de la nouvelle base de recherche, il a réussi l’impossible : ériger en quatre mois une station scientifique 100 % propre.

106 containers de matériel

« C’est un gros œuvre fermé que nous venons de bâtir », précise Johan Berte, l’ingénieur de l’IPF qui est le chef de projet de la nouvelle Station. De retour en Belgique depuis le début de la semaine, il s’est déjà attelé à la suite des opérations : la préparation de la prochaine expédition australe. « Celle qui devra équiper la nouvelle base », précise-t-il. « Notamment en y installant des cloisons, l’électricité, les panneaux solaires mais aussi, et c’est là un nouveau défi, le cœur technique du bâtiment. Celui qui devra assurer la gestion des énergies, le recyclage des eaux usées, etc. Si cette année, la construction de la station a nécessité l’envoi de 106 conteneurs en Antarctique, l’an prochain, 36 devraient suffire. »

Quant aux surprises liées à l’inspection de la nouvelle station lors de ses derniers quinze jours en Antarctique, il est intarissable.

« C’est encore mieux que ce dont nous rêvions. Les tests avec la caméra infrarouge n’ont révélé aucun pont thermique dans le bâtiment. Sans chauffage, la température intérieure de la station est rapidement devenue positive. L’insonorisation est aussi parfaite et la stabilité du bâtiment est incroyable. Même en pleine tempête, avec des vents catabatiques soufflant à plus de 120 km/h, la structure ne vibre pas. »

CHRISTIAN DU BRULLE

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