Oser Charleroi, c’est l’adopter

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Oser Charleroi ! Voilà qui peut paraître au mieux provocateur, au pire dénigrant. Et pourtant c’est bien cela le problème : qui va oser Charleroi ?

Le Soir, lui, a franchi le pas : parce que cette ville a été trop longtemps laissée à l’abandon, dévorée par le déclin industriel, vampirisée par une classe politique sans envergure et apeurée par une criminalité galopante. Et qu’il n’était pas question d’attendre la suite de l’histoire, en restant au balcon de cette ville animée d’une formidable volonté de reconstruction politique, économique et culturelle.

Voici donc notre audit du Charleroi d’aujourd’hui, que nous réitérerons dans un an. Il ne cache rien des records de pauvreté, de pollution, des manques dans la gestion publique mais vous dit tout aussi des atouts culturels, entrepreneuriaux qui tirent la ville vers le haut. Qui connaît le BPS22, Charleroi Danses ou le festival Mai’tallurgie ?

Qui a croisé ces Carolos francs, chaleureux, créatifs qui donnent chair à la maxime des Chtis : « Ici on brait (pleure) quand on arrive et on brait quand on doit repartir ! »

Si cette ville concrétise les axes tracés, avec l’obsession de l’éthique revendiquée désormais, elle méritera que l’on se mouille pour elle. Sans tarder.

BEATRICE DELVAUX

La vidéo : Le Soir ose Charleroi

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