Trois équipes récompensées

Descartes La Commission décerne ses prix scientifiques

L’excellence de la recherche européenne se décline cette année en « o » : bio, nanotechno, paléoclimato.

En cette année internationale de la Terre, le prix Descartes de la Commission européenne ne pouvait pas couronner de meilleures équipes. Pour sa dernière cuvée, ce prix doté de 1,36 million d’euros a été attribué mercredi à trois groupes de chercheurs européens particulièrement à l’écoute de notre planète, de son passé et soucieux… de son avenir.

Le premier consortium à être couronné est celui du projet « Virlis ». Il regroupe huit équipes dirigées par le Pr Cossart, de l’Institut Pasteur (France). Virlis s’est attelé à l’étude d’un pathogène alimentaire potentiellement dangereux pour notre santé : le Listeria.

Le groupe a notamment séquencé le génome de deux variétés de Listeria, dont L. monocytogenes, le seul pathogène pour la santé humaine. De quoi mieux lutter contre ce bacille, notamment au niveau de l’industrie agroalimentaire.

Le second projet récompensé cette année est dirigé par le Pr David Leigh, de l’université d’Edimbourg. Intitulé « Synnanomotors », il regroupe six équipes qui tentent de mettre au point des nanomoteurs moléculaires. Voilà ici de quoi sans doute un jour révolutionner notre économie et son impact sur la planète.

Carottes glaciaires de l’ULB

Enfin, les scientifiques des douze équipes du consortium « Epica » ont aussi vu leurs travaux récompensés. « Epica », c’est ce projet de carottage dans les glaces de l’Antarctique qui a permis de « lire » l’évolution du climat de la Terre au cours de ces 800.000 dernières années.

Ce projet inclut une équipe de glaciologues de l’Université libre de Bruxelles.

« Les forages en Antarctique sont terminés depuis deux ans nous rappelle le Pr Tison. Les glaces basales, les plus profondes et donc les plus anciennes, sont celles que nous étudions à l’ULB. Nos travaux sur ces carottes Epica sont toujours en cours d’analyse dans nos laboratoires.

Les glaces basales sont les plus perturbées et les plus complexes à étudier. Elles sont aussi les plus susceptibles de modifier la signature paléoclimatique que nous connaissons actuellement. »

Pour Gérard Jugie, directeur de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor, le travail sur les carottes du projet Epica est loin d’être terminé. « Nous disposons encore de nombreux échantillons dans notre centre de stockage en Antarctique. Mon souhait est de les conserver là-bas pendant 20 ans afin de les soumettre à de nouveaux examens, avec les technologies dont nous disposerons alors. Il s’agit d’un formidable matériel pour affiner davantage nos connaissances en paléoclimatologie et par la même occasion, mieux cerner l’avenir climatique de notre planète… »

DU BRULLE,CHRISTIAN
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