La flamme est partie vers la Chine

La flamme olympique part vers la Chine
Jeux olympiques La cérémonie n’a pas été perturbée dans la capitale grecque

Sous haute surveillance, la flamme a été remise aux Chinois. Inquiétude à Athènes : la Chine a-t-elle « déteint sur la Grèce » ?

La flamme olympique a été remise dimanche à Athènes aux organisateurs des Jeux de Pékin au cours d’une cérémonie que n’ont pas réussi à perturber quelques manifestants hostiles au régime chinois.

Échaudées par la cérémonie d’allumage lundi dernier à Olympie (sud), perturbée par des militants de l’organisation française Reporters sans frontières (RSF), les autorités avaient ensuite entouré le périple de la flamme en Grèce d’un dispositif policier très important.

Dimanche, une douzaine de manifestants postés à l’entrée du Stade de marbre à Athènes, où venait de démarrer en grande pompe la cérémonie de passation de la flamme, ont à peine eu le temps d’essayer de déployer une banderole : ils ont été aussitôt interpellés tandis qu’ils scandaient « Libérez le Tibet ».

Quelques milliers de personnes, dont beaucoup de touristes chinois venus en groupe, avaient pris place – sous la surveillance de centaines de policiers en uniforme et en civil – sur les gradins au public très clairsemé du stade où les premiers Jeux modernes avaient eu lieu en 1896.

Les spectateurs ont été soumis à des fouilles systématiques à l’entrée du stade survolé par des hélicoptères. Le centre d’Athènes avait été totalement interdit à la circulation.

En présence du président grec Carolos Papoulias et du Premier ministre Costas Caramanlis, la flamme a été remise au responsable chinois du Comité d’organisation des Jeux (Bocog), Liu Qi.

Alors que la torche devait effectuer un relais dans la matinée dans les rues de la capitale, le Comité hellénique olympique (CHO) a préféré repousser cette course de plusieurs heures afin de limiter au maximum le temps passé en ville.

Les autorités grecques ont changé au moins deux fois le programme initial du relais depuis son arrivée samedi à Athènes, pour prévenir tout incident similaire à celui d’Olympie.

Après un parcours de 1.500 km à travers la Grèce, la torche olympique était arrivée samedi soir à l’Acropole d’Athènes entourée d’un important dispositif policier qui a maintenu à distance quelques dizaines de protestataires hostiles au régime chinois, qui ont manifesté pacifiquement aux abords du trajet.

Les médias aussi se sont vu imposer des restrictions et l’accès au site de l’Acropole leur a été interdit, ce qui a provoqué la colère de l’Association des journalistes de la presse étrangère en Grèce et de RSF qui a estimé dans un communiqué que « la Chine déteint sur la Grèce ».

Après avoir été transportée dimanche en fin d’après-midi à l’aéroport international d’Athènes, la flamme a quitté la capitale grecque à 18h20 locales à bord d’un Airbus A330 spécialement affrété par la compagnie Air China, qui doit la transporter jusqu’à Pékin. (afp)

Les 27 appellent

au dialogue

Les chefs des diplomaties européennes ont finalement jugé samedi prématuré d’appeler à un quelconque boycott des JO de Pékin, appelant simplement à « dialogue constructif » entre les autorités chinoises et le dalaï-lama après la répression au Tibet. Dans un texte rapidement avalisé à Brdo, en Slovénie, l’UE « note les récents engagements publics du dalaï-lama pour la non-violence et l’autonomie, et non l’indépendance du Tibet », engagements que Pékin réclamait pour accepter de discuter avec le chef spirituel tibétain. (afp)

AFP
Cette entrée a été publiée dans Monde, Sport, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.