Décès inopiné de Janek Kuczkiewicz

Droits humains

Un grand professionnel et un homme attachant. Les hommages les plus émus ont accueilli l’annonce du décès inopiné, mardi chez lui, de Janek Kuczkiewicz, 52 ans, qui a fait toute sa carrière à la CISL (Confédération internationale des syndicats libres).

« C’est un des visages les plus importants du mouvement syndical international qui disparaît, nous dit ainsi Tim Noonan, porte-parole de la Confédération internationale des syndicats (CSI), dans laquelle la CISL s’était fondue il y a deux ans. C’était un collègue formidable. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi profond dans ses engagements. Je me considère comme un privilégié d’avoir pu travailler à ses côtés pendant vingt ans. »

Belge d’origine polonaise, polyglotte – il maîtrisait six langues – cette forte personnalité dirigeait avec compétence le département des droits humains et syndicaux à la CSI, d’où il menait des campagnes résolues. Malgré un handicap physique (il avait perdu ses jambes dans un accident de jeunesse), il n’avait jamais cessé de se rendre sur le terrain du combat syndical, comme encore récemment au Népal, au Guatemala ou en Guinée.

« Il s’est battu avec succès pour rapprocher deux mondes, le syndicalisme et la société civile », nous dit une autre collègue très affectée.

Janek laisse une jeune fille, Alice. Il était aussi le frère de Jurek Kuczkiewicz, chef du service Monde au Soir.

LOOS,BAUDOUIN
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