La Belgique couronne ses as du peigne

Coiffures Tendances au programme, lundi, pour les vainqueurs du championnat de Belgique 2008

A vos ciseaux, prêts ?, partez ! Crêtes excentriques, mèches blondes peroxydées, chignons profilés, franges rétros, il y en avait de toutes les formes, toutes les tailles, et pour tous les looks, lundi, au championnat de Belgique de coiffure, à Bruxelles.

Alignés en rang dans le hall 4 de Tour & Taxis, disposant d’un numéro, d’un miroir, d’un laps de temps (entre 25 et 60 minutes) et de leur esprit créatif, plus de 600 candidats ont rivalisé de talent et d’improvisation pour convaincre les jurys de les couronner meilleurs coiffeurs du pays. « Nous évaluons l’originalité de la coupe, la précision des finitions et l’osmose avec les vêtements portés par les modèles. Enfin, nous comparons la création avec ce qui se fait dans la mode actuelle », note Tony Taelman, membre du jury et propriétaire d’un salon à Courtrai.

Répartis en neuf épreuves et plusieurs catégories – seniors, juniors, interscolaires –, les candidats, qu’ils soient professionnels ou étudiants, avaient laissé l’esprit de compétition au vestiaire, et colportaient leur humeur chaleureuse. Malgré la concentration de rigueur, certains n’hésitent d’ailleurs pas à disserter en pleine action avec un public littéralement hypnotisé.

« Je suis venue juste par curiosité, confie une jeune étudiante, dans un éclat de rire. Je suis captivée par ce que je vois. Je ne pensais pas que l’on pouvait créer autant de formes, ou de styles différents avec de simples cheveux. Je me rends compte de l’importance d’une coupe. Ça change complètement le visage. Certains modèles sont totalement transfigurés. Parfois en bien, parfois en moins bien. » A en juger par les ouh ! et les ha ! qui s’échappent de-ci, de-là, on en déduit que la foule est conquise…

Concours européen

Au fait ? Mais pourquoi, diantre, participer à un concours de cet ordre… Pour le titre ? Le prestige ? Les gains ? « Et bien non, juste pour le plaisir, assure Angélique Gouson, coiffeuse chez XYZ. Je suis là dans une perspective de remise en question, d’autocritique, de perfectionnement. Je veux voir ce que proposent d’autres coiffeurs pour continuer d’évoluer dans mon métier. »

Pourtant le jeu en valait la chandelle et les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands. Jef De Bie, président de la fédération belge UBK/UCB de coiffure, et par ailleurs organisateur du concours, nous explique la finalité du tournoi : « Au-delà du prestige d’une victoire qui met le lauréat en lumière, nous distribuons aux vainqueurs près de 10.000 euros répartis en bons d’achat. Mais surtout les champions participeront à de nouvelles qualifications pour concourir au grand challenge européen Euroskills, à Rotterdam en septembre. »

Force est de constater que les gagnants des trois concours phares – Teresa Lupo (en catégorie seniors dames), Angélique Gouson (seniors messieurs) et l’école de Diest (interscolaire) – étaient, lundi soir, les moins bien coiffés…

STAGIAIRE
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