Un sex-symbol des années 60

Cinéma John Phillip Law est mort à 70 ans

Il était beau. Grand, 1 m 96, les cheveux blonds, les yeux bleu acier, le torse athlétique, la pose souvent hiératique, resplendissant comme une gravure de mode. John Phillip Law était le sex-symbol des années 60. Surtout après son rôle de l’ange aveugle Pyglar dans le film de Roger Vadim Barbarella, en 1968. Et dans celui de Danger : Diabolik de Mario Bava, en 1968 aussi. A chaque fois l’adaptation de bédés, de Jean-Claude Forest pour Barbarella, d’Angela et Luciana Giussani pour Diabolik. A chaque fois des jolies femmes, Jane Fonda d’un côté, Marisa Mell de l’autre, et des réalisateurs qui se sont lâchés question imagerie kitsch.

Deux nanars aussi. Et si ça n’a pas entamé l’enthousiasme des groupies, ça n’a pas fait décoller la carrière de John Phillip Law. L’acteur américain avait fait l’Actors Studio de New York, il voulait jouer dans des films sérieux. Mais les deux films sérieux qui auraient pu être le tremplin d’une carrière de superstar se sont plantés : Que vienne la nuit (1967) d’Otto Preminger, avec Jane Fonda déjà, Michaël Caine, Faye Dunaway, et Le Sergent (1968) de John Flynn avec Rod Steiger.

L’icône pop tourne des tas de séries B, aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie, en France. Des nanars, des navets. Sa carrière stagne. Il tourne film sur film, sa filmographie en compte 76. Jusqu’à l’année passée. En 2001, le film CQ rend hommage au cinoche kitsch des années 60 et lui donne un rôle, comme s’il en était le symbole. Une réhabilitation, en quelque sorte. John Phillip Law est mort mardi. Il avait 70 ans.

VANTROYEN,JEAN-CLAUDE
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