Voici l’encyclopédie contributive

Internet Larousse vise la qualité

Larousse a lancé, mardi, « la première encyclopédie contributive » sur le Net, qui juxtapose, en consultation gratuite, le contenu de son dictionnaire et des contributions d’internautes. Pour éviter le mélange des genres, les deux composantes sont nettement distinctes : d’un côté, les articles estampillés Larousse (environ 150.000 et 10.000 photos, dessins ou animations) ; de l’autre, l’espace réservé aux contributeurs.

« Les gens sont de plus en plus habitués à ce foisonnement, à faire la différence entre un article de référence et un point de vue », explique Line Karoubi, directrice adjointe du département dictionnaires et encyclopédies chez l’éditeur français, citant notamment le succès de l’encyclopédie participative gratuite Wikipedia.

Contrairement à Wikipedia où les articles sont généralement anonymes, les contributeurs de Larousse devront être identifiés pour pouvoir mettre en ligne les textes, dont ils resteront propriétaires. Les contributions ne pourront en outre être modifiées que par l’auteur lui-même.

Longtemps attentistes, les éditeurs de dictionnaires et encyclopédies sur papier, confrontés à une rude concurrence sur l’internet, occupent désormais le terrain. Le Robert prépare la mise en ligne, au second semestre, de son dictionnaire de langue française, avec accès payant. L’Encyclopédie Universalis propose son contenu sur le web depuis 1999, avec actuellement un abonnement à 69 euros. Elle n’en a pas moins annoncé la publication de la 6e édition imprimée de son encyclopédie en 30 volumes.

Quant à Google, il a également décidé de créer une encyclopédie en ligne, Knol, rédigée par des internautes identifiés et pouvant contenir de la publicité. (afp)

www.larousse.fr

AFP
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