Fusion entre Iberia et British Airways

Transports La première a dit « si », la deuxième a dit « yes » pour former la troisième compagnie mondiale

Les deux compagnies aériennes « historiques » britanniques et ibériques ont décidé d’unir leur destin dans une fusion. « Nous créerions la troisième plus grande compagnie aérienne du monde en termes de chiffre d’affaires, plus de 16,5 milliards d’euros, avec la cinquième flotte au monde, d’environ 450 appareils », a déclaré Willie Walsh, le directeur général de British Airways (BA), lors d’une conférence de presse commune avec le PDG d’Iberia, Fernando Conte. Ce dernier a précisé qu’« il n’est pas encore décidé où sera basée cette société », précisant qu’il espérait que l’opération soit bouclée dans quelques mois.

Quid de Brussels Airlines ?

Cela fait une dizaine d’années que les deux compagnies collaborent, notamment à travers le réseau mondial de compagnies Oneworld développé autour de British Airways. BA avait déjà acquis 9 % d’Iberia en 1999, avait tenté de la racheter en 2007 et vient de grimper à 13,15 %. Iberia (dont les deux principaux actionnaires sont la caisse d’épargne Caja Madrid 22,9 % et El Corte Ingles 3,3 %) a récemment investi pour acquérir 2,99 % de British Airways et a des options sur 6,99 % supplémentaires.

Les deux futurs partenaires ont convenu de la création d’une société holding rachetant en même temps les deux sociétés, d’une structure de direction unifiée, mais du maintien des deux « marques », responsables, l’une et l’autre, de leurs propres activités. Enfin, la nouvelle société devrait être cotée à la fois à Londres et à Madrid. Après la fusion Vueling et Clickair, les deux compagnies low-cost espagnoles, c’est la deuxième fusion qui touche le ciel espagnol. Dans la répartition des rôles, British maintient sa domination transatlantique tandis qu’Iberia servira de porte d’entrée vers l’Amérique latine.

Aux nouveaux mariés, maintenant, de construire une image forte et unie, à contre-courant de l’histoire, en dépassant l’inimaginable rapprochement entre l’équivalent aérien de l’Invincible Armada et de la flotte de Sa Très Gracieuse Majesté, ennemis historiques d’autrefois.

Ces perspectives renvoient immanquablement à l’avenir de Brussels Airlines dont le « stand alone », un des derniers en Europe, ne passera pas éternellement pour un signe de bonne santé… D’autant qu’un des prétendants, Lufthansa, rencontre d’autres fiancées.

RENETTE,ERIC,AFP

Cette entrée a été publiée dans Economie, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.