Delvaux : un maximum d’emplois

Aéronautique Le numéro deux de La Poste reprend les rênes de la Sonaca

Voici les priorités pour Gosselies de Bernard Delvaux, le successeur de Christian Jacqmin.

C’est d’un grand format que le sous-traitant aéronautique Sonaca s’est doté, ce lundi, en la personne de Bernard Delvaux. Agé de 42 ans, l’homme affiche une carrière déjà bien remplie menée entre autres chez McKinsey, chez Belgacom et à La Poste. C’est là, où il était notamment en charge de la division « courrier », que le gouvernement wallon est allé le chercher afin de redresser, à partir du 1er octobre, une entreprise en proie à de solides difficultés financières mais aussi et surtout, selon le président de son conseil d’administration, à un « urgent besoin d’en changer les mentalités ».

« J’ai l’expérience des processus de transformation, nous confie Bernard Delvaux qui a été approché il y a plusieurs semaines déjà. C’est pourquoi je sais que dans une entreprise, on gagne ou on perd ensemble : il n’est donc pas question de pointer du doigt qui que ce soit, d’autant que je ne connais encore la Sonaca que sur la base de dossiers. »

Bien au fait de l’obligation de redresser un résultat fortement teinté de rouge cette année, le nouvel homme fort se refuse cependant à citer le moindre objectif chiffré. Mais on sait que la Sonaca n’atteint pas son objectif de 63 millions d’euros d’économies récurrentes et qu’elle devra, en plus, économiser davantage. En faisant porter l’essentiel des efforts sur l’usine de Gosselies.

« Ma priorité absolue, c’est effectivement d’augmenter la productivité à Gosselies, confirme Bernard Delvaux. Je suis conscient de l’importance de la Sonaca dans la région et je veux donc pouvoir continuer à en faire vivre un maximum de familles. Mais dans le même temps, il faudra épouser une vision plus large et renforcer le positionnement international de l’entreprise dans un marché aéronautique devenu hypercompétitif. » Quitte à s’adosser à un éventuel partenaire, qui serait alors encore à trouver ? « Cela ne fait pas partie de mon mandat », assure-t-il.

Ce qui en fait bien partie, c’est d’adoucir les relations avec des syndicats échaudés par la restructuration en cours et par les relations tendues avec l’ancienne direction. Mais Bernard Delvaux se dit confiant, se fondant sur ses expériences antérieures. « Un très gros travail d’information et de communication devra être mené dans les prochaines semaines, reconnaît-il. Mais je suis persuadé que, sur cette base, tout le monde peut aller dans la même direction. »

JULY,BENOIT
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