Pink Floyd en deuil de son claviériste

Musique Rick Wright est mort

Richard Wright, claviériste et membre fondateur de Pink Floyd, est décédé lundi à l’âge de 65 ans, des suites d’un cancer. Rick Wright était sans aucun doute le plus discret des membres du groupe londonien. Il avait rencontré Roger Waters et Nick Mason à la Polytechnic School de Londres. Il avait rejoint leur groupe Sigma 6, qui changera ensuite souvent de nom (Architectural Abdabs, Screaming Abdabs, Tea Set…) pour, une fois inclus le quatrième membre, Syd Barrett, devenir Pink Floyd. Un nom formé d’après les bluesmen Pink Anderson et Floyd Council, qu’on appellera souvent le Flamant Rose.

Syd Barrett le poète, gavé de drogues hallucinogènes, en sera le leader avant de quitter le groupe après le premier album. Son ami David Gilmour le remplacera, tout en l’aidant à produire ses albums en solo. Dépressif chronique, il disparaîtra ensuite et ne fera plus parler de lui avant sa mort en 2006.

Restent le batteur Nick Mason, la mémoire et l’archiviste du groupe, et surtout les « frères ennemis » Roger Waters (voix et basse) et David Gilmour (voix et guitares). Entre ces deux-là, ça va devenir critique sur l’album The wall (entièrement écrit par Waters et sur lequel seul Gilmour intervient encore un peu) avant The final cut (sans Wright, déjà), qui sera suivi d’une longue procédure judiciaire opposant Waters aux autres, pour l’utilisation du nom.

Rick Wright a beau être discret, il a tout de même apporté un son à Pink Floyd, en plus d’avoir écrit « The great gig in the sky » et « Us and them » pour le fameux album The dark side of the moon, sorti en 1973. Il a bien tenté une carrière solo (avec l’album Wet dreams) mais il retrouve le Floyd relancé en 1987 par David Gilmour. Il tient sa place dans l’album A momentary lapse of reason et sur la tournée qui s’ensuit.

En 2006, Wright rejoint Gilmour sur l’album On an island et participe à la tournée lancée au Royal Albert Hall, comme en témoigne le DVD Remember that night. Là, on s’est encore rendu compte que son rôle au sein du Floyd fut loin d’être négligeable. Son décès n’empêchera bien sûr ni Waters ni Gilmour de jouer les anciens titres du groupe. Mais c’est tout de même un gentleman qui vient de tirer sa révérence.

COLJON,THIERRY
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