Des « Têtes à claques » phénoménales

Be 1 Le phénomène québecois débarque en Belgique après un succès monstrueux sur internet

C’est un de ces contes de fées comme il en naît désormais chaque jour sur internet. Ou comment une séquence diffusée sur un site internet se transforme en phénomène national (au Québec) puis international (en France et en Belgique). Aujourd’hui, Têtes à claques débarque chez nous, quotidiennement sur Be TV, chaîne friande de ce qui se fait de mieux à la fois en termes d’humour et de programmes courts. Ceux qui n’ont pas, au moins une fois dans leur vie, fait le détour par ce fameux site créé par Michel Beaudet (tetesaclaques.tv) vont donc enfin comprendre ce qui fait à ce point se tordre les Québecois où il faut bien parler d’un véritable phénomène de société.

Phénomène commercial

Mais de quoi s’agit-il exactement ? De petits clips dont les personnages principaux sont des marionnettes en pâte à modeler à la façon des studios Aardman (Wallace et Gromit, Chicken Run).

Publicitaire, Michel Beaudet n’ambitionnait pas du tout de donner lieu à un phénomène commercial. Il travaillait sur une série destinée aux enfants et axée sur la vie quotidienne des animaux. Un de ses gags montrait une grenouille qui pétait dans l’eau. Ses proches s’amusent et l’idée fait son chemin. « Têtes à claques est un accident, aime à expliquer son créateur Michel Beaudet. Je me suis vite rendu compte que 90 % du temps, les gens qui font de l’animation en volume ne font qu’animer des bouches et des yeux. Alors, j’ai commencé à faire des tests et comme je suis très paresseux, je me suis dit que j’allais filmer mon visage et ensuite mettre ma bouche et mes yeux sur les bonshommes en pâte à modeler ».

Le site est ouvert en août 2006. Beaudet envoie quelques mails à ses amis, au monde publicitaire. C’est un carton immédiat : en un mois, le site attire 500.000 visiteurs, 3,2 millions en trois mois. Aujourd’hui, la série est diffusée sur les antennes de Radio Canada, sur Canal + en France et donc désormais sur Be TV en Belgique.

Au Canada, Bell a utilisé les personnages des Têtes à claques pour vendre ses produits de téléphonie et de télévision numérique. SFR a entrepris la même démarche en France. De très nombreux produits dérivés exploitent ces personnages : DVD évidemment, tee-shirts bien entendu mais aussi jus de fruits. A titre d’exemple, les Pop-Tarts de Kellog’s, aliment particulièrement populaire au Canada, ont vu leurs ventes augmenter de 50 % depuis leur passage dans un clip de l’émission !

Têtes à claques, Be 1, 20 h 20 (en clair).

LAUWENS,JEAN-FRANCOIS
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