Alzheimer : une cause probable élucidée

Neurologie De nouvelles pistes de traitement

Une diminution de l’irrigation sanguine du cerveau
aurait son rôle à jouer dans la maladie d’Alzheimer.

Malgré l’énergie déployée par les scientifiques dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer, ses causes exactes demeurent inconnues. Cependant, les recherches de l’équipe de Robert Vassar, de la Northwestern University de Chicago, risquent de changer la donne et relancent l’espoir d’un traitement efficace. Selon ces chercheurs, les fluctuations du débit sanguin vers le cerveau sont une des causes probables de cette pathologie.

Ce n’est plus un secret pour personne, la maladie d’Alzheimer est la principale cause de démence chez les personnes âgées. Actuellement, elle touche plus de 24 millions de personnes dans le monde, un nombre qui devrait doubler tous les 20 ans, selon l’Organisation mondiale de la santé. Soucieux d’enrayer cette propagation, Robert Vassar et ses collègues se sont intéressés de près aux effets des variations du débit sanguin dans le cerveau.

Leurs travaux n’ont pas été vains puisqu’ils ont constaté que lorsque le sang n’afflue pas suffisamment vers le cerveau, des agrégats de plaques bêta amyloïdes se forment et empêchent les neurones de fonctionner correctement. Plus précisément, il s’agit d’une réaction en cascade : le ralentissement du débit sanguin provoque une carence en glucose au niveau cérébral, ce qui induit l’altération de la protéine « elF2alpha ». Et finalement, cette protéine altérée augmente la production de l’enzyme BACE1 qui provoque l’agrégat de plaques bêta amyloïdes.

« Cette découverte suggère que l’augmentation du débit sanguin vers le cerveau pourrait être une approche thérapeutique efficace pour prévenir ou traiter la maladie d’Alzheimer, commente Robert Vassar. Chez les personnes présentant déjà les symptômes de la maladie, par exemple, la prise de vasodilatateurs pourrait aider à améliorer l’approvisionnement cérébral en oxygène et en glucose ». Une autre option serait de mettre au point des médicaments bloquant directement la protéine « elF2alpha ».

Enfin, en ce qui concerne la prévention, les auteurs de l’étude publiée dans la revue Neuron conseillent de faire de l’exercice, de réduire la présence de mauvais cholestérol dans le sang et de surveiller l’hypertension.

DUBUISSON,ELISE
Cette entrée a été publiée dans Sciences et santé, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.