Geneviève Lhermitte veut un autre procès

Justice Son époux ne s’oppose plus au divorce

Elle disait « accepter sa peine ». L’infanticide saisit pourtant la Cassation pour obtenir un sort plus favorable.

Geneviève Lhermitte, la quintuple infanticide de Nivelles, a introduit lundi un pourvoi en cassation contre sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité prononcée le 19 décembre dernier par la cour d’assises du Brabant wallon, siégeant à Nivelles. L’un de ses deux avocats, Me Xavier Magnée, a confirmé avoir reçu mandat de sa cliente pour introduire ce pourvoi.

 Les moyens qui seront invoqués devant la Cour de cassation ne sont pas encore tracés. Me Magnée nous a toutefois indiqué qu’ils devraient prendre en compte « l’absence de circonstances atténuantes » et « l’arrêt extrémiste » énoncé par la Cour et les jurés qui, à l’encontre du réquisitoire de l’avocat général Pierre Rans, avaient estimé que la gravité des faits reprochés à Geneviève Lhermitte et ses vaines tentatives de reporter sur son époux Bouchaïb Moqadem et sur le bienfaiteur de la famille le Dr Michel Schaar la responsabilité du drame ne pouvaient qu’emporter la peine la plus lourde.

 La Cour de cassation ne statue que sur la légalité de la procédure et non sur le fond. Mes Xavier Magnée et Daniel Spreutels devront donc étayer, dans un mémoire à soumettre à la Cassation, les reproches qu’ils adressent au procès de Nivelles.

 L’annonce de ce pourvoi en cassation n’a pas surpris Me Amrani, l’avocat de Bouchaïb Moqadem, le père des enfants assassinés : « Elle a été condamnée au maximum, il n’est donc pas étonnant qu’elle se pourvoit en Cassation. Mon client s’étonne cependant qu’elle ait proclamé tout au long du procès qu’elle “accepterait sa peine” et même, a-t-elle dit qu’elle “s’en foutait”. Visiblement, elle semble avoir changé de discours. »

 Si la Cour de cassation devait réformer l’arrêt de Nivelles, un autre procès d’assises se tiendrait à Mons, Liège ou Arlon.

 Un autre rendez-vous judiciaire attend Geneviève Lhermitte. Le 8 janvier prochain, la cour d’appel se prononcera sur sa demande de divorce, frappée d’opposition par son mari. « Depuis l’arrêt cinglant de Nivelles, explique Me Amrani, M. Moqadem ne s’oppose plus à cette demande. »

METDEPENNINGEN,MARC
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