Mort du couturier Ted Lapidus

Mode A côté de la haute couture, le Français s’était lancé dans le prêt-à-porter

Le couturier français Ted Lapidus, qui a eu son heure de gloire dans les années 1960 et 1970 avec une mode unisexe ou le look safari, est décédé d’une insuffisance respiratoire, lundi, à l’âge de 79 ans à l’hôpital de Cannes, dans le sud de la France.

« Il s’est éteint à 14 h 30. Il souffrait depuis plusieurs années d’une leucémie, a déclaré sa sœur et couturière Rose Torrente-Mett. Ted a été le premier couturier de la nouvelle vague. Le monde entier le connaissait ». Et de regretter que son frère n’ait pas eu la reconnaissance qu’il méritait. « C’était un grand couturier mais il n’a pas eu la chance de rencontrer son Pierre Bergé », allusion au couple que formaient Yves Saint Laurent et ce dernier, le premier à la création et le second à la gestion.

Brigitte Bardot et Alain Delon

ont porté ses créations

De son vrai nom Edmond Lapidus, ce fils de tailleur russe émigré a marqué la mode française trente années durant à la tête de la maison de couture portant son nom, créée en 1951. En 1963, Ted Lapidus adhère à la chambre syndicale de la haute couture parisienne et présente au fil des saisons des collections redéfinissant un chic parisien résolument moderne, dont la saharienne sable allait devenir l’emblème. Le créateur participa à sa façon à l’émancipation de la femme en proposant un vestiaire épuré, identifiable à sa coupe unisexe.

Alain Delon et Brigitte Bardot, notamment, ont été habillés par ses soins.

Dès les années 70, Ted Lapidus a débuté une politique de diversification à travers de nombreuses licences et franchises, en France comme à l’étranger, où la marque a bénéficié d’une large diffusion pour son prêt-à-porter de luxe (homme et femme), ses accessoires (sacs, cravates, ceintures), son horlogerie et ses parfums. Il se revendiquait comme le couturier de la rue. Le couturier qui est passé par le Japon, veut appliquer les principes de la production normalisée au service d’une mode de qualité.

Depuis 1982, c’est son fils Olivier Lapidus, qui avait repris les rênes de la maison, poursuivant la diversification de la marque à travers de nouveaux partenariats, dont Pronuptia (robes de mariées). L’activité de la maison Lapidus s’est recentrée désormais sur le prêt-à-porter.

Le couturier doit être inhumé vendredi au père Lachaise à Paris. (afp et ap)

ASSOCIATED PRESS,AFP
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