Sacrée championne du monde des constructeurs en 2008 – et ce pour la 8e fois au cours de ces dix dernières années –, la Scuderia Ferrari a été la première à présenter sa monoplace 2009.
L’événement s’est déroulé lundi au Mugello (au nord de Florence), circuit sur lequel Felipe Massa a fait faire quelques tours à sa nouvelle monture, non sans avoir marqué son étonnement : « Avec toutes les nouvelles règles, je m’attendais à une grosse voiture, comme il y a dix ans, avec un grand aileron avant. Je suis plutôt surpris : j’ai trouvé la nouvelle F60 petite, compacte et mignonne, un peu comme une Formule 3 », a dit le vice-champion du monde.
La Scuderia a présenté une voiture modifiée de toutes parts par rapport à la saison passée. « Cette année, il y a eu tellement de changements qu’on ne peut pas parler d’évolutions, mais d’une voiture élaborée à partir d’une feuille blanche », a résumé le directeur technique Aldo Costa.
Pour la F60 – nommée ainsi car « Ferrari est la seule à avoir participé aux soixante premières éditions du championnat du monde » a précisé le patron Stefano Domenicali –, les changements sont profonds. Au niveau aérodynamique bien sûr, ce qui est le plus visible : les ailerons avant sont plus larges qu’auparavant tandis que les ailerons arrière ont été rétrécis et sont plus élevés. Mais aussi au travers des deux principales nouveautés annoncées pour 2009 : le retour des pneus slicks, et l’arrivée (facultative) du Kers (pour « kynetic energy recovery system », système de récupération de l’énergie cinétique). « Nous allons tester le Kers et s’il procure un avantage, nous l’adopterons, a confirmé Stefano Domenicali. Mais derrière cette nouvelle technologie très onéreuse, il y a une grosse contradiction par rapport à la volonté commune de réduire fortement les coûts. »