Roger Federer veut rattraper l’Histoire

Tournois Le Suisse est arrivé confiant à Melbourne

Le nº2 mondial vise un quatrième titre à l’Open d’Australie. Il égalerait ainsi le record de victoires en Grand Chelem de Sampras.

Engagé la semaine dernière au tournoi exhibition de Kooyong, un quartier de Melbourne, Roger Federer n’a pas perdu son temps. Des victoires face à Carlos Moya, Fernando Verdasco et Stanislas Wawrinka lui ont permis de remporter un titre très symbolique qui ne sert à rien d’autre qu’à s’acclimater le mieux possible aux conditions de jeu de l’Open d’Australie.

Le Suisse est revenu à Melbourne Park des souvenirs plein la tête, et plus déterminé que jamais à remporter ce qui serait son quatrième Open australien et, surtout, son quatorzième titre en Grand Chelem. La route qui pourrait l’amener à égaler le plus incroyable record du tennis (que l’on pensait collé à tout jamais à Pete Sampras) est toutefois encore longue. Décalage horaire oblige, Federer est engagé ce lundi matin (en session nocturne à Melbourne) dans son premier tour face à l’Italien Andreas Seppi, 35e mondial. Un homme qu’il vient de battre à Doha.

Il y a un an, Federer avait été battu en demi-finale par un Djokovic éclatant. On l’ignorait mais le Suisse, alors nº1 mondial, souffrait d’une mononucléose. Pour des raisons qui apparaissent encore bizarres aujourd’hui, Federer ne révéla sa maladie que des semaines plus tard.

« Je suis fier de la manière avec laquelle je me suis battu après ma maladie, dit-il ce week-end. J’ai travaillé dur pour retrouver ma condition physique. J’ai fait beaucoup plus d’efforts que les années précédentes, tout en continuant à jouer un bon tennis. »

On le sait, l’homme n’aime pas trop qu’on le déclare usé. Un tel qualificatif est certainement exagéré dans le cas d’un joueur qui a tout de même gagné quatre tournois en 2008, dont l’US Open, et disputé deux autres finales majeures, à Roland Garros et à Wimbledon.

Mais le Suisse n’est plus aussi productif que par le passé. Les chiffres le démontrent. En 2008, son ratio victoires/défaites s’est élevé à 66-15 (pour 88-9 en 2007, 92-5 en 2006, 81-4 en 2005 et 74-6 en 2004). Surtout, il a été battu par des joueurs « ordinaires », comme Fish, Stepanek ou encore Karlovic.

On verra durant ces deux semaines si Federer possède encore en lui cette magie capable de le transcender dans les grands moments… qui ne manqueront pas. Dans sa moitié de tableau se trouvent Djokovic et Roddick, mais aussi Safin ou les jeunes del Potro et Cilic qui sont sans complexe face à lui. Pour l’heure, Federer, qui dit vouloir jouer encore de nombreuses années, tempère. « Je joue bien, je me sens bien et l’année sera très intéressante. » Pourquoi, dès lors, s’en faire à sa place ?

LEONARDI,PAOLO,AFP
LE PORTFOLIO : L’Open d’Australie
Cette entrée a été publiée dans Sport, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.