John Martyn a rangé sa guitare pour de bon

Musique Le chanteur britannique s’est éteint jeudi à 60 ans

C’est l’un des interprètes britanniques de folk et de blues les plus attachants et passionnants qui s’est éteint jeudi matin, dans un hôpital irlandais, à l’âge de 60 ans. Avec une vingtaine d’albums et une carrière qui s’étale sur quatre décennies, John Martyn était cité comme une influence majeure par des artistes aussi différents que Clapton, U2 ou Portishead.

Ce chanteur, à la voix rauque et marinée dans l’alcool, avait commencé sa carrière accompagné de sa seule guitare dans les circuits folk en Grande-Bretagne. Il fut le premier musicien blanc à être signé sur le label Island, fondé par un grand dénicheur de talents, Chris Blackwell. C’est là que sort son premier album, London conversation, qui porte encore une nette empreinte de Dylan à côté d’une inspiration folk britannique plus traditionnelle.

Au fil des albums, son style va s’étoffer d’accents de blues et de jazz plus appuyés. Témoins, le superbe Solid air, paru en 1973, où John Martyn fait un usage très personnel de pédales électriques qui métamorphosent le son de sa guitare et l’accompagnent en écho, en se fondant génialement à son phrasé rugueux.

Virant vers une musique plus grand public, il collabore avec le musicien et producteur jamaïcain Lee « Scratch » Perry et sera rebaptisé par les commentateurs anglo-saxons comme le père du trip-hop. Son dernier disque date de 2004.

JENNOTTE,ALAIN
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