La collision de 2 sous-marins stupéfie les experts

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Atlantique

La collision début février entre deux sous-marins nucléaires français et britannique, révélée lundi, stupéfie experts et responsables, à l’instar du ministre français de la Défense Hervé Morin. Le ministre a affirmé que même les équipages n’avaient pas réalisé ce qui s’était passé lorsqu’ils sont « entrés en contact » le 4 février par « grand fond » dans l’océan Atlantique.

« Pour autant que je sache, c’est la première fois que deux sous-marins de nations amies sont impliqués dans un tel accident », analyse Stephen Saunders, du groupe d’information militaire Jane’s. « Il faut enquêter sur un certain nombre de questions techniques, mais la racine du problème semble être une question de procédure. Ces bâtiments n’auraient pas dû être au même endroit au même moment. »

Les deux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), longs de 140 mètres pour le français Le Triomphant et de 150 m pour le britannique HMS Vanguard, étaient armés chacun de 16 missiles nucléaires balistiques à têtes multiples. Pour rarissime qu’il soit, l’accident a soulevé des questions quant à la coordination des patrouilles entre pays alliés. Le problème est que les mouvements d’un sous-marin nucléaire relèvent du secret défense national, soulignent militaires et experts. Les SNLE « sont les joyaux de la couronne d’une nation, les outils ultimes de la survie d’un pays en cas de guerre », note Lee Willett, expert en études maritimes auprès d’un groupe britannique de réflexions stratégiques. Les informations sur ces sous-marins « sont la dernière chose que l’on partage », même avec un allié. (afp)

AFP
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