un magistrat accuse à nouveau les politiques

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Le président de la cour d’appel écrit à la commission Fortis : il explique que l’on a tenté d’empêcher le prononcé de son arrêt. Pressions confirmées.

Avec les auditions de Jo Vandeurzen, Didier Reynders et Yves Leterme, l’agenda de la commission parlementaire d’enquête sur le dossier Fortis était déjà très chargé. Mais la lettre envoyée lundi aux députés par le magistrat Paul Blondeel est venue perturber le bon ordre des travaux.

Ce magistrat présidait la 18e chambre de la cour d’appel de Bruxelles qui a prononcé l’arrêt consécutif à la démarche engagée par les petits actionnaires du bancassureur. Une décision favorable aux thèses de ces derniers.

Paul Blondeel explique notamment que le 12 décembre dernier, le jour où l’arrêt a été rendu, le contenu de sa décision était déjà connu à l’extérieur du palais de justice et que des manœuvres ont eu lieu pour tenter d’empêcher le prononcé.

L’accusation n’est pas neuve. Mais cette lettre de Paul Blondeel donne du corps à la thèse des pressions exercées par le pouvoir politique sur le pouvoir judiciaire dans cette affaire.

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