Régions et Communauté : les ministres sont en piste

● La nuit dernière, les partis ont mis la dernière main aux nominations et aux compétences des ministres wallons, bruxellois et Communauté française. ● Branle-bas de combat à tous les niveaux. ● Quelques surprises : Michel Daerden quitte la Région wallonne. Paul Furlan et Eliane Tillieux y débarquent. ● Jean-Marc Nollet (Ecolo) sera le nº 2 du gouvernement, à la tête d’un grand ministère vert. ● Seule surprise à Bruxelles : Evelyne Huytebroeck, que l’on annonçait nº2 écologiste, coiffe Christos Doulkeridis

RÉGION WALLONNE

Namur : exit Daerden, place à Furlan et à Tillieux

Des confirmations, mais aussi pas mal de nouvelles têtes au gouvernement wallon qui prêtera serment ce jeudi matin à Namur.

Rudy Demotte est bien évidemment confirmé dans son rôle de ministre-président. Il y retrouvera, à ses côtés, Jean-Claude Marcourt. Le Liégeois, qui a pourtant prêté serment d’eurodéputé pas plus tard que mardi, retrouve son portefeuille de l’Economie. Une toute belle victoire pour le Parti socialiste… En fin de négociations, il se murmurait non sans insistance que le pilotage du « plan Marshall 2.Vert » serait confié à l’Ecolo Jean-Marc Nollet. Il n’en sera finalement rien. Le prix à payer ? L’éviction de Michel Daerden, du moins au gouvernement wallon. Fort de ses 63.580 voix de préférence, ce dernier s’est toutefois rendu incontournable et poursuivra donc sa carrière à l’échelon fédéral ! La présence de l’ex-ministre du Budget était manifestement difficile à faire passer dans les rangs Ecolo… Du reste, il semble que Jean-Claude Marcourt ait, durant toutes les négociations de l’Olivier, largement fait preuve de sa compétence en matière économique en général, dans les arcanes du plan Marshall (première version) en particulier.

Le numéro deux du gouvernement sera toutefois Jean-Marc Nollet, qui devrait coiffer la double casquette de chef de file Ecolo tant au gouvernement wallon qu’à la Communauté française.

Autre nouvelle (jeune) tête : Philippe Henry, l’ex-président de la FEF, qui sera le deuxième ministre des Verts à Namur.

Le PS n’est pas en reste en termes de renouvellement des cadres. Exit, donc, Daerden, mais aussi Courard. En revanche, Elio Di Rupo a récompensé le travail et le bon score (plus de 13.500 voix le 7 juin) de Paul Furlan, maïeur de Thuin et président de l’Union des villes et communes. Le Hennuyer prendra le portefeuille des Affaires intérieures, complété d’un nouveau ministère, celui de la Ville. Autre jeune recrue, Eliane Tillieux, 40 ans, originaire de Champion, qui reprendra les compétences de Didier Donfut (Action sociale et Santé). A l’heure de boucler cette édition, les compétences Ecolo venaient d’être connues ; on attendait toujours le casting des ministres CDH.

Rudy Demotte

PS
Ministre-président

À 46 ans, le Flobecquois enfile à nouveau sa double casquette de ministre-président. Un gage donné aux partenaires de gouvernement, aux citoyens, à la Flandre (sa gestion rigoureuse de la Sécu entre 2003 et 2007 avait séduit le Nord), au fédéral : exit de l’équipe régionale le débonnaire Michel Daerden, revoici Rudy Demotte le sémillant austère. Le voilà reconduit à la tête d’un exécutif wallon qui devra atteindre l’équilibre budgétaire en 2015. Au sein de l’Olivier, la concurrence avec Nollet s’annonce terrible ! Demotte n’aura pas de compétences formelles mais assumera la coordination du plan Marshall, celle des fonds structurels, la simplification administrative, l’octroi des licences d’armes et les relations internationales.

Jean-Marc Nollet

Ecolo Energie, Logement, Fonction publique, Alliance emploi-environnement

Dans la liste des ministrables verts, il était la seule évidence. Ministre de l’Education sous l’arc-en-ciel (1999-2004), il est député fédéral depuis 2004. Originaire de Mouscron, désormais basé à Fontaine-l’Evêque, il est papa de trois enfants. Diplômé en sciences politiques, il a présidé la Fédération des étudiants francophones en 1990-1991. Brillant, pugnace, il s’est donc fait les dents à l’Education. Non sans quelques erreurs (sa sortie sur la suppression des devoirs le poursuit encore) mais, aussi, avec quelques victoires à son actif –l’idée du financement différencié des écoles, c’est lui. A 39 ans, il devient « vice-Premier » à l’exécutif wallon. Il gérera, comme désiré par son parti, un grand département vert.

André Antoine

CDH Budget, Finances, Emploi,
Formation, Sports

Cette fois, le Perwézien fait démentir le bon mot qu’il ne cesse de répéter : ministre c’est l’anagramme d’intérims. Et pourtant, elles n’ont pas manqué, les occasions de frictions avec les Ecolos qui n’apprécient guère son bilan en matière de développement territorial et d’énergie. Mais se passer d’Antoine au gouvernement wallon n’était pas une option pour le CDH, malgré les relativement faibles scores de préférence de l’intéressé. André Antoine fut député à 25 ans, chef de cabinet du ministre de l’Enseignement, Michel Lebrun, il y développa des talents qui vont très prochainement lui servir : les finances et le budget. Vice-président du CDH, vice-président du gouvernement wallon, il était aussi en charge des Transports.

Jean-Claude Marcourt

PS
Economie, Commerce extérieur

Le « père » du Plan Marshall veillera en partie sur la croissance de son bébé : il devrait s’occuper des pôles de compétitivité alors que la coordination en sera assumée par Demotte. Par cette reconduction, Marcourt remporte une double victoire : celle de la reconnaissance du travail accompli et celle sur le « clan Daerden ». Le Liégeois de l’exécutif wallon, si déterminant pour le sort des communes, c’est lui. A 52 ans, cet avocat peut savourer son succès. Mais pas question de se reposer sur ses lauriers : la crise économique menace bon nombre de secteurs de l’économie wallonne, à commencer par la sidérurgie qui enflamme tant la cité ardente. Les regards se tourneront donc rapidement vers cet homme.

Philippe Henry

Ecolo
Aménagement du territoire et Mobilité

Il était dit « ministrable » mais son nom n’était pas cité avec insistance – s’il est jugé travailleur, on lui reproche manque d’audace et de visibilité. A l’heure où nous mettions sous presse, sa nomination devait être approuvée par le conseil de fédération où l’on notait des remous par des militantes jugeant le « casting » trop masculin. Le début de son parcours remonte à 1994-1995 quand, comme président de la Fédération des étudiants francophones, ce Liégeois mena la révolte contre un décret organisant la naissance des hautes écoles. Philippe Henry, 38 ans, a une formation d’ingénieur civil en électromécanique. Député wallon de 1999 à 2004, il a été directeur politique d’Ecolo avant d’être élu à la Chambre en 2007.

Benoît Lutgen

CDH Equipement, Agriculture, Ruralité, Patrimoine , Conservation de la nature

Score remarquable (et inattendu) au scrutin régional, action ministérielle largement saluée, affinités naturelles avec Ecolo, le nouveau partenaire de gouvernement… Tout plaidait pour que Benoît Lutgen retrouve un portefeuille ministériel. Tout sauf un détail : à l’automne, Joëlle Milquet devrait céder la présidence du CDH. Candidat tout désigné : Benoît Lutgen. Refusant de lâcher la proie pour l’ombre, l’intéressé n’a pas caché son envie de démarrer la législature. Il aurait donc eu gain de cause.

Paul Furlan

PS
Pouvoirs locaux, Politique de la Ville

Né le 3 novembre 1962, Paul Furlan a suivi le cursus honorum du mandataire politique. Conseiller communal dans l’opposition à Thuin, ce licencié en administrations publiques (ULg) est promu chef de groupe fin 1997. Le début d’une succes story. Très vite, il s’associe au PRL de Daniel Ducarme et ramène le PS dans la majorité. Au départ du « Duc », il prend la tête du cartel violet et obtient le mayorat en 2000. Élu député wallon en 2004, il accède à la présidence de l’Union des Villes et Communes wallonnes en 2006, fonction qui lui vaut d’être l’interlocuteur du gouvernement Il a été réélu avec plus de 13.500 voix en juin, avant d’être nommé à la présidence de l’Union des Villes et Communes belges. Qu’il va devoir quitter…

Eliane Tillieux

PS
Action sociale, Santé

Cette Namuroise de 40 ans, mère de deux garçons, est la ministre qu’on n’attendait pas. Titulaire d’une Maîtrise en management public École de Commerce de Solvay (ULB), elle hérite d’un département où l’humain compte également. Un ministère « maudit » aussi car, excepté Paul Magnette qui n’y est resté que six mois avant de s’envoler vers le fédéral, les deux derniers titulaires ont connu une fin de parcours précipitée : Christiane Vienne et Didier Donfut. Eliane Tillieux aura donc besoin de toute l’expérience acquise au cours de ses mandats de conseillère communale (depuis 2006) et provinciale (2000 – 2004), et de députée régionale (depuis 2004) pour éviter les chausse-trappes qui tapissent les couloirs du pouvoir.

Emily Hoyos

Présidente du parlement wallon ?

L’Ecolo devrait s’asseoir au perchoir du parlement wallon. Un point d’interrogation subsiste : la jeune femme est enceinte et doit accoucher le mois prochain.

COMMUNAUTE FRANCAISE

Marie-Dominique Simonet confirmée, Fonck éjectée

Le gouvernement de la Communauté française sera, sans surprise, présidé par Rudy Demotte. Les doubles casquettes seront nombreuses, place Surlet de Chokier. A commencer, donc, par les deux Ecolo. Un wallon, Jean-Marc Nollet, qui sera là aussi chef de file des Verts. Et une Bruxelloise, Evelyne Huytebroeck. C’est une surprise : ces derniers temps, on pressentait plutôt Christos Doulkeridis. Ce dernier ne serait finalement « que » secrétaire d’Etat bruxellois, mais deviendrait aussi président du collège de la Commission communautaire française (Cocof).

Côté socialiste, Rudy Demotte ne sera pas seul à coiffer une double casquette ; Jean-Claude Marcourt fera pareil. Le ministre wallon de l’Economie sera aussi le ministre francophone de l’Enseignement supérieur, succédant à Marie-Dominique Simonet. On retrouvera, cette fois avec une simple casquette, Fadila Laanan. La jeune Bruxelloise récupère la Culture et l’Audiovisuel mais elle ajoute, en prime, la Santé, à son escarcelle. Le PS décroche également la présidence du Parlement de la Communauté, en la personne de Jean-Charles Luperto, bourgmestre de Sambreville.

A l’heure de boucler cette édition, on attendait toujours de connaître les compétences que seraient amenés à gérer certains ministres Ecolo.

Le CDH, le parti de Joëlle Milquet sera appelé à gérer l’enseignement obligatoire : c’est Marie-Dominique Simonet qui se voit octroyer cette belle récompense. En revanche, Catherine Fonck, l’ancienne ministre communautaire de la petite Enfance et de la Santé, reste sur le carreau. Elle perd toutes ses attributions ministérielles et redevient simple députée fédérale.

Rudy Demotte

PS
Ministre-président

Jean-Marc Nollet

Ecolo Fonction publique, Recherche, infrastructures d’accueil de la petite enfance

André Antoine

CDH Budget, Finances, Sport,
Promotion sociale

Marie-Dominique Simonet

CDH
Enseignement obligatoire

C’est la grosse surprise du gouvernement de la Communauté française. On la disait promise à la présidence de l’assemblée… La voilà à la tête du portefeuille le plus important : l’enseignement obligatoire. Le plus épineux aussi… Un énorme défi pour la Liégeoise qui avait parfaitement réussi son entrée en politique, sous la législature précédente, en gérant l’enseignement supérieur.

Jean-Claude Marcourt

PS
Enseignement supérieur

Evelyne Huytebroeck

Ecolo
Jeunesse, Aide à la jeunesse

Fadila Laanan

PS
Culture, Audiovisuel, Santé

Née en 1967, à Schaerbeek, de parents marocains, Fadila Laanan est membre du parti socialiste depuis la fin de ses études de droit à l’ULB. Deux ans plus tard à peine, elle est candidate aux élections bruxelloise. Conseillère au cabinet d’Eric Tomas, le ministre de la Culture et des Sports, puis de Charles Picqué, elle parfait son parcours en devenant, en 2000, conseillère communale et chef de groupe socialiste à Anderlecht. Consécration en juillet 2007 : elle devient ministre de la Culture et de l’Audiovisuel à la Communauté française. Elle avait obtenu 36.487 voix aux élections sénatoriales en juin 2007. Présente sur les listes PS aux dernières régionales, elle décroche 8.535 voix de préférence.

Jean-Charles Luperto

Jean-Charles Luperto

Président du Parlement de la Communauté

française

Bourgmestre de Sambreville et député wallon.

REGION BRUXELLOISE

Pas d’invité inattendu dans la capitale

L’Olivier bruxellois a reçu en deux jours une très large adhésion des six partenaires appelés à gouverner ensemble pendant cinq ans. Pour ce qui est des nominations et des compétences, on savait déjà mardi côté néerlandophone que Brigitte Grouwels serait la ministre CD&V et Bruno De Lille le secrétaire d’Etat Groen. Mercredi, il ne faisait plus de doute au VLD que Jean-Luc Vanraes assurerait la succession de Guy Vanhengel, appelé comme vice-Premier au Fédéral.

Restait à s’assurer du casting côté francophone, derrière l’incontournable ministre-président Charles Picqué. Seul mouvement perceptible à l’issue du congrès Ecolo : là où l’on attendait Christos Doulkeridis à la Communauté française et Evelyne Huytebroeck à la présidence du collège de la Commission communautaire française (Cocof) en plus de leurs attributions à la Région bruxelloise, c’est le scénario inverse qui s’est dessiné.

La ministre sortante, qui devrait garder ses compétences de l’Environnement et de l’Energie, a pu faire valoir son excellent score aux élections (plus de 13.700 voix) pour revendiquer la double casquette et devenir la super-ministre verte bruxelloise. Au gouvernement de la Région, Christos Doulkeridis était toujours pressenti pour gérer des compétences étendues en rapport avec le logement.

Dans les rangs socialistes, le secrétaire d’Etat Emir Kir devrait conserver ses attributions à la Propreté publique et au Patrimoine. Elles pourraient être étendues à l’Urbanisme. Des responsabilités devraient également lui échoir à l’exécutif de la Cocof. Une institution dont la présidence du parlement reviendra à la CDH Julie de Groote.

Lequel parti centriste-humaniste conserve évidemment un ministère confié sans surprise au sortant Benoît Cerexhe : il conservera l’emploi, l’économie et la recherche scientifique, compétences auxquelles s’ajoute le commerce extérieur. A l’heure de boucler cette édition, il ne restait plus qu’aux néerlandophones à se partager des compétences. Avant d’aller, pour tout le monde, se présenter devant le Parlement ce jeudi .

Charles Picqué

PS Ministre-président

Né le 1er novembre 1948 à Etterbeek, Charles Picqué a été façonné par le giron communal. Il est d’ailleurs bourgmestre de Saint-Gilles depuis 1985. Celui qui se revendique de la social-démocratie a su s’imposer comme un maître de la concertation et du consensus, ce qui lui vaut une carrière politique exceptionnelle. Plus que tout autre politique, ce licencié en sciences économiques appliquées (UCL, 1973) incarne Bruxelles. Charles IV devra toutefois user de toutes ses qualités et de son énergie pour dégoter les budgets nécessaires à la mise en pratique de son programme de majorité. Une activité qui sera sans doute difficile à concilier avec la vie de famille à laquelle il tient énormément.

Evelyne Huytebroeck

Ecolo Environnement, Energie et ministre à la Communauté française

Née en 1958, la Forestoise fut l’unique ministre verte en Belgique, tous exécutifs confondus sous la précédente législature. Et ses 13.724 voix aux dernières régionales l’ont naturellement imposée au sein du nouveau gouvernement. Elle sera la super-ministre verte puisqu’elle coiffera la double casquette à la Communauté française. Parfois jugée « légère » par ses détracteurs, Evelyne Huytebroeck a pris de l’assurance au fil des ans. Une chance unique pour elle de mener à bien un programme ambitieux (notamment en termes d’énergie) sur deux législatures. La balle de match est donc entre les mains de cette ancienne journaliste (qui a couvert le tennis pour le Soir) et fut aussi l’initiatrice d’une radio locale dans les années 80.

Benoît Cerexhe

CDH Ministre de l’Emploi
et de l’Economie

Né le 18 juin 1961, Benoît Cerexhe est le fils d’Etienne Cerexhe, sénateur. Il est licencié en droit à l’UCL. L’homme a longtemps rêvé d’être bourgmestre dans la commune tranquille et prospère de Woluwe-Saint-Pierre. Il n’en est rien, en tout cas pas tout de suite, Benoît Cerexhe étant appelé à rempiler au sein de l’exécutif. Dans l’équipe précédente, c’était assurément le plus libéral des ministres ; brillant dans l’art de la concertation. Elu « Bruxellois de l’année » par les lecteurs du Vlan et de la Capitale, il devra faire face à une tâche bien plus exigeante. La crise est là et il va falloir la gérer si on veut éviter l’exclusion sociale des jeunes chômeurs. Il y a 30 % de chômeurs chez les moins de 25 ans…

Jean-Luc Vanraes

Open VLD ministre du Budget
et des Finances.

Première apparition dans l’exécutif bruxellois pour celui qui est né à Ypres le 10 avril 1954. Président du CPAS d’Uccle depuis 1999, député bruxellois depuis 2000 et président de la Commission communautaire flamande, il est appelé à remplacer Guy Vanhengel en partance pour le fédéral.

Avocat de formation, spécialiste du droit commercial et des contrats internationaux, Jean-Luc Vanraes passe pour un homme consensuel, à l’écoute et courtois. Françoise Dupuis (PS) dit de lui qu’il est de commerce agréable… Tout le monde loue son sens du dialogue.

Brigitte Grouwels

CD&V Ministre de la Mobilité (?) et des Travaux publics (?)

La plus flamande des membres de l’exécutif bruxellois. Elle ne s’en cache d’ailleurs pas quand elle utilise comme slogan « Minder frans, meer Brigitte ». Jacques Simonet (MR) aimait d’ailleurs plaisanter (?) à son propos : « Brigitte Grouwels est au CD&V ce que son chihuahua est à Paris Hilton. » Originaire de Hasselt où elle est née le 30 mai 1953. En 2004, elle avait suggéré au gouvernement flamand de remplacer les claviers azerty par des qwerty, plus « flamands ». Mais soyons de bon compte, sous la dernière législature, son travail mené au Port a été généralement salué.

Christos Doulkeridis

Ecolo Secrétaire d’Etat au Logement

Né en 1968, Christos Doulkeridis est issu d’un milieu ouvrier. Ses parents, d’origine grecque, sont venus s’installer en Belgique. Son père fut tour à tour mineur, taximan et épicier. Sa mère travaillait à l’usine. Après avoir loupé sa 2e candi en droit, il se lance dans la politique, réalisant quelques années plus tard son rêve d’enfant : être député. Un temps bras droit de Morael et Durant, « Doulké » est devenu vice-président du parlement de la Communauté française en 1999. puis a présidé le parlement francophone bruxellois. Bon vivant, il est aussi décrit comme pouvant se montrer colérique. Un caractère bien trempé pour cet homme dont l’efficacité à la table des négociations a suscité le respect de tous.

Emir Kir

PS Secrétaire d’Etat au Patrimoine,
à la Propreté et à l’Urbanisme (?)

Costume de dandy, sourire aguicheur, Emir Kir sait se montrer séduisant. Fils de mineur dans l’ouest anatolien, Emir Kir est né à Charleroi en 1968 mais n’a jamais oublié ses racines turques, ce que d’aucuns dénoncent, parlant d’un sérieux penchant pour le communautarisme. Sa famille s’est installée à Saint-Josse, seule commune bruxelloise majoritairement peuplée d’allochtones. Un territoire qu’il rêve de diriger, devenant au passage le premier mayeur d’origine turque. Candidat en sciences po (ULB), marié à une Italienne, père d’une famille nombreuse, il s’est affilié au PS en 1997. Kir maîtrise assurément ses dossiers. Grosse ombre au tableau : il n’a jamais reconnu ouvertement le génocide arménien.

Bruno De Lille

Ecolo Secrétaire d’Etat : Mobilité ( ?)

Le plus jeune, le plus méconnu et le plus discret du futur gouvernement bruxellois, Bruno De Lille a 34 ans. Il est conseiller à la Ville de Bruxelles où il a été élu grâce à une alliance avec le ministre SP.A sortant, Pascal Smet. Une alliance qui a volé en éclats au soir des dernières régionales. Pascal Smet n’a rien vu venir et il n’en revient toujours pas. Alors que Smet pensait acquis un « Olijfboom », Groen et Bruno De Lille ont préféré l’Open VLD au SP.A. « Traîtrise ! », tonna celui qui est entre-temps devenu ministre flamand en charge des Affaires bruxelloises. Président du KVS et producteur pour la VRT, De Lille, gamin de la bande est aussi fana de vélo, porte la boucle d’oreille et revendique son homosexualité.

Françoise Dupuis,

présidente du parlement bruxellois

Le premier qui fait une connerie vole au coin. Avec Françoise Dupuis à la barre, on va marcher droit. Secrétaire d’Etat sortante, la socialiste saura imposer ses vues. Dans les deux langues !

DUBOIS,FRANCIS,DE MUELENAERE,MICHEL,BOUILLON,PIERRE,ROBERT,FRANCOIS,LORENT,PASCAL,LEPRINCE,PATRICE,LAMQUIN,VERONIQUE