BMW part, Schumi revient

F1 Le septuple champion du monde sera au GP de Belgique !

Il y a un dieu pour le GP de Belgique de Formule 1 ! Quelques heures après que BMW eut annoncé son retrait de la discipline reine du sport automobile à la fin de cette saison, la Scuderia Ferrari annonçait que Michael Schumacher remplacerait le malheureux Felipe Massa à dater du GP d’Europe, le 23 août à Valence, et donc une semaine plus tard également, chez nous à Francorchamps… « A peine l’annonce faite, notre site internet (NDLR : www.spagrandprix.com) a été pris d’assaut par les Allemands !, » se réjouissait André Maes…

Au-delà de l’aubaine à laquelle n’osaient rêver les organisateurs de l’épreuve belge, cette annonce a bien sûr suscité un véritable choc dans le monde de la F1 qui tentait à cet instant de se remettre de la décision prise par la direction générale de BMW qui, elle, augure de lendemains difficiles pour la discipline.

En attendant ceux-ci, d’aucuns se réjouissent plutôt su retour de l’homme qui aura marqué le plus la discipline reine, en s’appuyant surtout sur son palmarès sans doute inégalable, garni de sept couronnes mondiales et de 91 victoires en Grand Prix. « Pour moi, le chapitre de ma vie consacré à la Formule 1 avait été complètement clos depuis longtemps, dit le pilote allemand, qui avait fait ses adieux, un peu malgré lui, au terme de la saison 2006. Mais je me dois également de faire preuve de loyauté pour l’écurie qui en a toujours eu vis-à-vis de moi. Je ne peux ignorer la passe difficile dans laquelle elle est plongée suite à l’accident de Felipe. Et en tant que compétiteur, je me réjouis évidemment du challenge que je me dois désormais de relever. »

Alors que les spéculations les plus folles avaient été battues en brèche par l’entourage proche du pilote allemand, celui-ci prit, une fois de plus, la planète F1 à contrepied. Celle-là même qui qualifiait de hautement improbable, voire de totalement farfelu, le come-back du septuple champion du monde. « Je me suis réuni avec Stefano Domenicali et Luca di Montezemolo, et c’est ensemble que nous avons décidé de relever ce challenge, » expliqua-t-il.

Voilà donc Schumacher prêt à se mesurer d’abord à Kimi Raikkonen, celui dont on disait à l’époque qu’il avait précipité le départ à la retraite du pilote allemand. Le défi sera de taille, puisque Schumacher débarquera à Valence sans aucune connaissance de la Ferrari F60 – les essais privés sont interdits depuis cette année – et ce sans être dans la même forme physique que celle qui l’a toujours caractérisé, sans oublier les stigmates de ses récentes chutes à moto !

Gageons cependant que pour un champion comme lui, la F1, c’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas. Valence sera une bonne remise en route, et il sera fin prêt pour flirter avec les sommets une semaine plus tard à Francorchamps, le circuit de ses débuts et de sa première victoire…

BMW arrête les frais

L’autre nouvelle choc de ce milieu de semaine avait donc été lancée en matinée par BMW, qui avait annoncé son retrait de la F1 à la fin de cette saison en invoquant en priorité des raisons de « développement durable et de protection de l’environnement. »

Personne n’est dupe cependant. Où chercher ailleurs que dans des raisons avant tout économiques les racines de cette décision ? Comment ne pas trouver une légitimité certaine dans ce choix (?) opéré par un constructeur étreint comme ses pairs par une conjoncture économique éreintante, voire un peu plus encore dans son cas si l’on se penche sur son bilan 2008 (bénéfice en baisse de 89,5 % par rapport à 2007 !) ou sur ses chiffres de ventes, en chute de 20 % au premier semestre 2009 ?

Mais au-delà de ces raisons économiques évidentes, on distingue encore deux raisons au moins qui le sont tout autant. Présentée depuis toujours comme « un sommet de technologie », la F1 ne répond plus aujourd’hui aux attentes de constructeurs effectivement en phase avec les préoccupations environnementales et économiques, encore une fois, de leur clientèle. Le Kers, ce système de récupération d’énergie au freinage voulu à tout prix (et ce n’est pas rien !) par le président Mosley, a montré toutes ses limites au fur et à mesure que les écuries en abandonnaient l’usage au nom de la performance !

Quant au véritable cirque mené pendant des mois par le même Max Mosley – aujourd’hui très fier de dire « qu’il s’y attendait » ! – face aux constructeurs, il fut tellement indécent qu’il n’a fait qu’aider certains décisionnaires à faire le choix qui « s’imposait » !

WILMOTTE,THIERRY
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