Cesar Cielo empereur de Rome

Mondiaux Le Brésilien a battu le champion olympique du 100 m

Alain Bernard pouvait réussir l’exploit de devenir le deuxième nageur du Vieux continent à aligner, coup sur coup, un titre européen, un titre olympique et un titre mondial sur 100 m libre après Alexandre Popov. Le « tsar » restera seul sur son trône pendant encore deux ans au moins puisque le Français a dû se contenter de la 2e place, ce jeudi, lors de la finale la plus attendue des Mondiaux.

C’est celui qui s’annonçait – à raison – comme son rival le plus dangereux qui lui a fait mordre la poussière. En 46.91, le Brésilien Cesar Cielo s’est imposé, en s’emparant, qui plus est, du record du monde de l’Australien Eamon Sullivan (les 46.94 de Bernard n’ont pas été homologués dans la guerre des combinaisons), pendant que Bernard battait le record d’Europe (47.12) en devançant son compatriote Bousquet (47.25). Bousquet qui, soit dit en passant, est le compagnon d’entraînement de Cielo à l’Université d’Auburn, en Georgie.

Depuis un an, Cielo, champion olympique du 50 m libre à Pékin, n’a cessé d’abaisser ses chronos, mais c’est la première fois de sa carrière que le nageur de 22 ans améliore une marque mondiale. Il est aussi devenu le premier champion brésilien sur 100 m libre et le deuxième nageur de l’histoire de son pays à coiffer une couronne mondiale. Et, accessoirement, il est le premier nageur au monde à descendre sous la barre des 47 secondes.

Bousquet, parti de la ligne d’eau extérieure nº8 sous le regard de sa petite amie Laure Manaudou, a viré en tête à mi-course, devant Cielo et Bernard. Le Brésilien a ensuite accéléré et Bernard est resté accroché mais n’a jamais réussi à le passer.

« Je voyais Bernard dans les derniers 25 m et ça me faisait très mal, mais j’ai vu aussi que ça lui faisait mal car il ne parvenait pas à me rattraper, a expliqué le nouvel empereur du 100 m. Je crois que les 50 premiers mètres ont été la clé de la course. Aujourd’hui, c’était mon jour de chance. Juste avant la course, je ne sentais plus mes jambes ni mes mains, mais je savais exactement ce que j’avais à faire. »

Et Bernard de conclure : « Ca s’est joué à la bagarre, et aujourd’hui je suis battu par quelqu’un de plus fort. Mais bon, c’est quand même un titre de vice-champion du monde, il y a pire… » (afp)

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