Un fantôme au paradis

Cinéma Le comédien Patrick Swayze s’est éteint à l’âge de 57 ans ce lundi à Los Angeles

Les suites d’un cancer du pancréas auront été fatales au comédien Patrick Swayze, décédé lundi à l’âge de 57 ans. « Patrick a quitté ce monde en paix entouré des siens », a déclaré son agent. L’interprète de Johnny Castle, le bad boy de Dirty Dancing (1987), était sorti du bois il y a quelques mois suite aux vilaines rumeurs le concernant. C’est qu’il a gardé son cancer secret pendant plusieurs mois, ce fils d’une chorégraphe et d’un dessinateur industriel né à Houston (Texas) le 18 août 1952.

Des rumeurs annonçant sa mort imminente ont obligé « l’homme vivant le plus sexy » (selon People en 1991) à faire une déclaration particulièrement émouvante. « Avec la chimio, je descends aux enfers. Cette bataille est longue et difficile mais mon cœur est ouvert aux miracles. »

Après des débuts au music-hall, il décroche le rôle principal de Grease, en remplacement de John Travolta. Patrick Swayze est remarqué dans The Outsiders, de Francis Ford Coppola, film qui révèle aussi Rob Lowe ou Matt Damon. Mais c’est avec Dirty Dancing que notre homme explose littéralement. Au point qu’il deviendra un des acteurs phares de la fin des années 80. Que dire ensuite de Ghost (1990) où Swayze incarne le compagnon assassiné du personnage de Demi Moore qui revient hanter sa belle pour l’aider à mettre la main sur son meurtrier ? Que cette touchante comédie romantique a fait pleurer dans les chaumières. Et au comédien d’être de nouveau nominé au Golden Globe du meilleur acteur.

Deux autres films scelleront le destin cinématographique d’une star qui vécut toute sa vie à l’écart des projecteurs. C’est tout juste s’il révéla son addiction à l’alcool. Pour le reste, Patrick Swayze était marié depuis 1975 avec son premier amour, la comédienne Lisa Niemi. Deux films donc, dont Point Break (1991), thriller survitaminé qui révèle Keanu Reeves. Et surtout, plus profond, La cité de la joie, adapté du roman éponyme de Dominique Lapierre et Larry Collins, éreinté par la critique. Patrick Swayze était assurément un chic type.

MANCHE,PHILIPPE
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