Un tsunami a ravagé les îles Samoa

Catastrophes naturelles Typhon, tsunami et tremblement de terre

Tsunami dans le Pacifique, séisme en Indonésie, typhon dévastateur aux Philippines, au Vietnam, au Cambodge et au Laos : l’Asie a vécu cette semaine une série noire de catastrophes naturelles qui ont fait plus de 450 morts et dévasté des régions entières. Des centaines de milliers de personnes se retrouvaient sans abri après ces catastrophes en chaîne qui ont détruit des villages et provoqué des inondations.

Le phénomène le plus inhabituel semble bien être le tsunami qui a frappé dans la nuit de mardi américaine l’archipel des Samoa et des Samoa américaines. Le bilan était incertain mercredi sur ces terres qui ont subi un séisme de magnitude 8. De nombreux villages côtiers et des hôtels pour touristes ont été détruits. Un bilan provisoire annonçait au moins 119 morts. Des informations faisaient toutefois état de nombreux disparus. Les murs d’eau atteignaient huit mètres de haut. Le tsunami a également frappé l’archipel voisin des Tonga.

Le séisme, de magnitude 8 à 8,3, qui a provoqué le tsunami s’est produit à 6h48 du matin mardi (heure locale) à mi-chemin entre les îles Samoa et les Samoa américaines, a annoncé l’institut géologique américain (USGS). Selon l’USGS, le séisme a frappé à 35 km sous le fond de l’océan, à 190 km des Samoa américaines et 200 km des Samoa.

Quatre vagues de tsunami ont déferlé peu après le séisme, pénétrant jusqu’à 1,6 km à l’intérieur des terres dans les Samoa américaines, où vivent 65.000 personnes, a précisé une porte-parole des parcs nationaux de ces îles. L’état d’urgence a été décrété par le gouverneur des îles, alors que le président américain Barack Obama déclarait les Samoa en état de catastrophe naturelle. Des équipes de secours fédérales devraient arriver sur place. Une piste de l’aéroport international de Pago Pago a été dégagée pour les urgences.

Pour l’archipel des Samoa même, situé à 200 km des Samoa américaines, le Premier ministre néo-zélandais Bill English a prévenu que le bilan des victimes n’était pour l’instant qu’« une déduction » : « Nous n’avons pas d’information sur l’impact complet et nous sommes inquiets de voir les choses s’aggraver », a-t-il ajouté. Un avion de surveillance maritime P3 Orion est arrivé sur zone mercredi pour rechercher des survivants.

La Croix-Rouge des Samoa a fait savoir qu’elle avait ouvert cinq refuges temporaires et a estimé que 15.000 personnes avaient été affectées par le tsunami.

Le centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique avait lancé un avertissement général dans la région du Pacifique-Sud, à laquelle appartiennent les Samoa, les Iles Cook, Tonga, Fidji, la Nouvelle-Zélande et la Polynésie française. Le Japon avait également déclenché une alerte le long de ses côtes orientales, s’attendant à une vague de 50 cm de haut. Toutes ces alertes ont été levées. (afp et ap)

La vague d’un tsunami peut atteindre 20 mètres de haut

Les tsunamis, comme celui qui a frappé les îles Samoa et de Tonga, dans le Pacifique sud, sont provoqués par des séismes sous-marins et frappent essentiellement les zones à fort mouvement tectonique, comme certaines régions du Pacifique et d’Asie, comme en décembre 2004 (220.000 morts).

L’onde du tsunami, née du choc sismique du haut en bas de la masse océanique, est épaisse de plusieurs centaines de mètres et gagne en énergie chaque fois qu’elle heurte le plancher sous-marin. La vitesse de propagation en mer d’un tsunami est d’environ 800 km/h. Des masses d’eau géantes dévalent le long des déformations du sol marin, à la différence des vagues ordinaires qui n’affectent que la surface.

Au cours de sa propagation en mer, une onde perd très peu de son énergie. Elle peut donc se propager sur des distances considérables et venir détruire des côtes situées à des milliers de kilomètres de son mécanisme générateur. En 1960, un tremblement de terre d’une magnitude de 9,5 au Chili a déclenché un tsunami qui a atteint le Japon.

Lorsque le fond de l’océan remonte près des côtes, la vitesse de la vague diminue et entraîne alors une augmentation de sa hauteur, qui peut atteindre plus de 20 mètres.

Les principaux pays riverains du Pacifique coordonnent leurs observations pour prévenir les dangers de ces vagues océaniques. Un centre d’alerte pour les tsunamis rassemble les informations à Hawaï.

Il y a d’autres origines possibles aux tsunamis : les avalanches sous-marines, parfois déclenchées par des séismes comme en Papouasie-Nouvelle Guinée en 1998 (2.000 morts), l’explosion d’un volcan comme à Krakatoa, petite île entre Java et Sumatra (36.400 morts en août 1883), ou la chute d’un astéroïde dans l’eau. (afp)

épinglé

Les Samoa, c’est où ?

Les îles Samoa sont composées de deux micro-Etats : les Samoa américaines (avec le statut de territoire américain « non incorporé ») et les Samoa occidentales, indépendantes depuis 1962. Environ 219.000 vivent dans les Samoa occidentales et 65.600 dans

les Samoa américaines, essentiellement à Pago Pago.

Hoi An sous les eaux

Dans le centre du Vietnam, la très touristique ville de Hoi An, patrimoine mondial de l’Unesco, était envahie par les

eaux mercredi après le passage du typhon Ketsana, et craignait les pires inondations depuis des décennies. Les rues du vieux quartier, bijou architectural aux influences ancestrales

chinoises et japonaises, n’étaient accessibles qu’en bateau.

Typhon mortel en Asie

Le bilan du typhon Ketsana est de 331 morts, en majorité aux Philippines (246 morts). les vents et les pluies ont aussi tué 74 personnes au Vietnam et 11 au Cambodge.

ASSOCIATED PRESS,AFP
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