Une nouvelle super-Terre

Astronomie Baptisée Gliese 1214b

Une nouvelle super-Terre a été découverte autour de l’étoile Gliesev 1214, située à une quarantaine d’années-lumière, annonce mercredi le Laboratoire d’astrophysique de Grenoble (LAOG). Dix-neuf chercheurs (Harvard, MIT, Observatoire de Genève, Laboratoire d’astrophysique de Grenoble-LAOG) ont collaboré à cette découverte, publiée aujourd’hui dans la revue Nature.

Après CoRoT-7b, dont l’existence a été révélée en septembre, cette nouvelle exoplanète, baptisée Gliese 1214b, est la seconde super-Terre à être découverte grâce à la méthode des transits, une technique qui permet l’occultation partielle d’une étoile par le passage d’une planète devant elle. Une super-Terre est une planète dont la masse est comparable, jusqu’à environ dix fois, à celle de notre planète. C’est le système américain MEarth qui a d’abord fait cette observation sur une petite étoile, Gliese 1214, en utilisant ses huit télescopes automatiques de 40 centimètres de diamètre. « C’est parce que cette étoile était plus petite (cinq fois moins que le soleil), plus proche de nous et donc plus brillante, car située à 40 années-lumière seulement de notre Terre, soit la banlieue de notre système solaire, que l’exoplanète a été plus facile à caractériser », a expliqué Xavier Delfosse, l’un des chercheurs grenoblois.

L’existence de la super-Terre a ensuite été confirmée, son rayon et sa masse mesurés et sa composition déduite, grâce aux mesures des vitesses radiales, qui sont la spécialité du LAOG, en utilisant notamment les données recueillies par le spectrographe Harps du télescope européen de l’ESO, à La Silla, au Chili.

D’un rayon 2,7 fois plus grand et d’une masse six fois plus grande que ceux de la Terre, Gliese 1214b serait donc constituée de fer et de silice, avec une grande quantité d’eau sous forme de glace, et dotée d’une épaisse atmosphère d’hydrogène et d’hélium, non propice au développement de toute forme de vie. Elle fait le tour de son étoile en 38 heures.

Elle est 60 fois plus proche de son étoile que notre Terre du Soleil, sa température à la surface serait d’environ 200 degrés Celsius et son atmosphère très dense, avec une pression élevée.

« Cette planète va être comme une véritable “pierre de Rosette” pour comprendre les super-Terres. Un véritable laboratoire pour comprendre ce type de planète, qui n’existe pas dans notre système solaire. »

ASSOCIATED PRESS,SOUMOIS,FREDERIC
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