Un peu de neige et des bouchons historiques

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Deux heures trois quarts pour relier La Louvière à Bruxelles ! Jeudi après-midi, ce collègue de la rédaction a vécu l’enfer pour venir au boulot : « Il neigeait fort quand je suis parti vers 15 heures. J’ai glissé des bottines dans le coffre de l’auto, on ne sait jamais… C’est sur l’autoroute entre Nivelles et Wauthier-Braine que la situation était la pire : tempête de neige, belle couche de verglas et six à huit centimètres de poudreuse sur les bandes les plus fréquentées. Aux abords de Bruxelles, ça allait mieux. Mais sur la petite ceinture, la circulation était complètement bloquée. J’ai abandonné ma voiture près de la gare Centrale… »

Combien auront-ils été, ce jeudi, à vivre « l’enfer » sur les routes du Royaume ? Difficile à dire, mais un chiffre marque les esprits : au plus fort des chutes de neige, dans l’après-midi, on enregistrait plus de 500 kilomètres de bouchons sur les routes, essentiellement au centre du pays, comme le montre notre infographie : depuis Anvers jusqu’au Hainaut, en passant – surtout – par la Région bruxelloise pratiquement paralysée. Le chaos était total sur les petites rues pavées du centre-ville, transformées en patinoire, jusqu’aux accès au ring et aux autoroutes. En fin de journée, les files vers les grandes villes wallonnes se comptaient encore en dizaines de kilomètres. La soirée fut du même acabit. Un seul exemple : sur le coup de 22 heures, certains enfants de la région de Waterloo attendaient encore leurs parents (bloqués dans les files) à l’école.

La Flandre d’abord

La neige avait fait son apparition mercredi soir, du côté de Liège notamment. Mais ce n’était rien en comparaison des chutes qui ont marqué la matinée de jeudi, en Flandre cette fois. Car c’est par l’ouest que les intempéries les plus importantes sont venues. La région gantoise a été particulièrement touchée. Au nord du pays, plus de 170 kilomètres de bouchons ont freiné la circulation durant la première partie de la journée. Les plages de la côte ont été couvertes de poudreuse.

Plus tard, les perturbations ont gagné le Hainaut. La neige est tombée en abondance sur un sol gelé depuis plusieurs jours. L’autoroute Bruxelles-Lille a été coupée en plusieurs endroits. Les averses commençaient à gagner le sud du pays en début de soirée. Sans toutefois provoquer le cataclysme routier enregistré plus tôt dans le centre du pays.

Les transports en commun n’ont pas été épargnés : bus en retard ou accidentés à Bruxelles, trains perturbés ou carrément annulés (lire page 3).

Les aéroports n’ont pas échappé à la pagaille. A Bruxelles-National, les installations n’ont pas été fermées, mais les grands moyens ont été mis en branle pour dégager les pistes et dégivrer les avions. Des vols en provenance de l’Allemagne, de l’Autriche, de l’Espagne et du Royaume-Uni ont été victimes de retards ou d’annulations.

A l’heure de boucler cette édition, les abords de Bruxelles étaient encore largement paralysés par la neige : 230 kilomètres de bouchons à 21 heures.

DEFFET,ERIC
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