Benoît XVI ose Mgr Léonard

dsc_0450.jpg

L’évêque de Namur André-Mutien Léonard est le chef putatif de l’Eglise de Belgique. Il succède à Godfried Danneels comme primat de Belgique.

Le nonce apostolique a fourni au Premier ministre Yves Leterme le nom d’André-Mutien Léonard, évêque de Namur, comme successeur du cardinal Godfried Danneels à la tête de l’archevêché de Malines-Bruxelles.

Sa désignation par le pape doit encore être officialisée par la conférence épiscopale, en début de semaine prochaine. Normalement, ce lundi ou ce mardi.

Le journaliste Andrea Tornielli, qui couvre l’actualité du Vatican pour Il Giornale, avait publié l’information, au conditionnel, sur son blog, Sacri Palazzi, mercredi matin.

Un texte de cinq phrases à peine, sans le moindre détail factuel. La rumeur avait immédiatement été reprise et amplifiée par de nombreux sites catholiques conservateurs, partisans de l’évêque namurois. Jusqu’à ce vendredi, le porte-parole des évêques belges se bornait à affirmer que « tant que Benoît XVI n’a pas officiellement annoncé son choix, on ne peut parler que de rumeurs ».

Ces rumeurs persistantes ont donc pris corps.

André-Mutien Léonard devient à 69 ans le nouveau chef de l’Eglise catholique de Belgique. Il sera un primat de transition. Il ne pourra, en vertu du droit canon, occuper sa fonction que jusqu’au 6 mai 2015, soit le jour de son 75e anniversaire.

Ce choix paraît somme toute assez logique, dans le cadre du pontificat de restauration conservatrice imprimé à l’Eglise par le pape Benoît XVI.

« Léonard était le seul, parmi les candidats à la succession à incarner la ligne conservatrice qu’imprime Benoît XVI », indique un observateur avisé.

Mais ce choix marque aussi une franche rupture. C’est en cela qu’il paraît assez osé. « C’est une rupture par rapport au passé, à la ligne libérale qu’incarnait Danneels », poursuit notre interlocuteur.

Atteint par la limite d’âge, Godfried Danneels a passé plus de 30 ans à la tête de l’Eglise catholique belge. Un sacré bail.

« Ce dernier ne disparaît cependant pas du paysage : il reste cardinal, et nombre d’évêques lui sont fidèles », affirme encore un observateur.

Benoît XVI et André-Mutien Léonard se connaissent bien. Les deux hommes se revendiquent de la même famille théologique : un courant de restauration qui dénonce les prétendus « excès » rénovateurs hérités du concile de Vatican II (1962 – 1965).

Cette entrée a été publiée dans Belgique, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.