Haïti dévastée : L’île maudite tremble encore

Une réplique du séisme de la semaine dernière, de magnitude de 6, a semé la terreur en Haïti. Mais elle n’a pas fait de victimes. Les Américains envoient encore 4.000 soldats sur place. La RTBF et RTL-TVI font cause commune pour appeler aux dons.

« De nouvelles répliques sont encore possibles »

Huit jours après le premier séisme, une réplique de magnitude 6,1 a frappé Haïti mercredi à 6h03 (12h03 heure belge), faisant trembler les immeubles. L’épicentre du séisme était situé à environ 56km au nord-ouest de Port-au-Prince. La secousse de magnitude 6,1 a été enregistrée à une profondeur de 22km.

C’est la plus forte réplique enregistrée à ce jour depuis le tremblement de terre de magnitude 7 du 12 janvier.

« Attention ! L’échelle de Richter est logarithmique On peut donc estimer que cette secousse a dégagé environ trente fois moins d’énergie que la secousse principale. Mais 6,1, ce n’est pas rien. C’est la force enregistrée lors du tremblement de terre de l’Aquila, qui a fait 300 morts en avril dernier, explique Michel Van Camp, sismologue à l’Observatoire royal de Belgique. On peut craindre que des bâtiments déjà éprouvés par le premier choc continuent à se désagréger. Il s’agit bien de ce qu’on appelle une réplique, dans le sens où la première secousse a rompu un équilibre qui cherche à se rétablir. L’épicentre de cette réplique est situé à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Port-au-Prince. Il s’agit bien de la même faille. C’est une relâche de contraintes là où il n’y en avait pas eu lors du premier événement. Théoriquement, il devrait y avoir encore d’autres répliques dans les jours et les semaines qui viennent, mais leur intensité devrait décroître avec le temps ».

Les morceaux de croûte terrestre impliqués, qui ont libéré l’énergie accumulée pendant deux siècles, équivalant à un mouvement total de terrain de 2 mètres (Le Soir du 14 janvier), ne sont pas homogènes. « Certaines sont comme du pain gluant, elles ne se libèrent qu’avec un effet retard ». Alors qu’on a mis en place des alertes anti-tsunamis, pourra-t-on un jour avertir les habitants ? « C’est improbable, vu la rapidité de propagation de l’onde. Japon et Turquie ont déjà mis en place des systèmes qui, en quelques secondes, peuvent déceler l’événement et, à des dizaines de kilomètres, couper le gaz dans les conduites, arrêter le métro ou stopper le métro. Cela permet de minimiser les conséquences. Mais le seul tremblement de terre vraiment prévisible est celui qui a eu lieu ».

SOUMOIS,FREDERIC
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