Opel Anvers sacrifié, la fin du miracle flamand

L’annonce de la fermeture d’Opel Anvers est vécu avec beaucoup d’amertume au nord du pays. Elle intervient dans un contexte social très rude.

C’est une mesure indispensable à la restructuration d’Opel. » La franchise un peu crue de Nick Reilly, patron d’Opel, ne consolera en rien les 2.600 travailleurs de l’usine anversoise de la marque allemande. La fermeture « attendue » de cette antenne installée chez nous depuis 80 ans est un gros coup dur pour le pays. Et plus particulièrement pour la Flandre, qui évolue ces derniers mois dans un climat social agité. En 25 ans, Opel Anvers a vécu au rythme des restructurations (plus de 12.000 employés en 1983). « La Flandre doit se dire qu’elle ne peut plus miser sur quelques grands secteurs dépendant trop des multinationales. Un choix datant des années 50 et 60 et qui a nourri la prospérité flamande. Mais désormais, elle doit revoir sa stratégie », affirme Michel Quevit, directeur du Rider à l’UCL. « Nous nous battons pour trouver une alternative », affirmait Kris Peeters, ministre-président flamand refusant d’accuser le coup.

Cette entrée a été publiée dans Belgique, Economie, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.