La chancelière allemande a imposé ses conditions pour le plan d’aide à la Grèce : recours au FMI et, surtout, plus grande discipline budgétaire.
Angela Merkel a marqué des points, jeudi soir à Bruxelles. Lors du sommet des chefs d’Etat ou de gouvernement des Vingt-Sept, elle a imposé ses vues : le mécanisme d’aide à la Grèce associera le Fonds monétaire international, pour un tiers, et une réforme des traités européens va être mise à l’étude pour sanctionner sévèrement à l’avenir les gros dérapages budgétaires – on ne parlait cependant pas, hier soir, d’une possibilité d’exclure un Etat de la zone euro.
Personne en Europe ne songeait à une nouvelle réforme des traités, après les immenses difficultés qu’avait rencontrées le traité de Lisbonne…
Angela Merkel a d’abord convaincu Nicolas Sarkozy. Ensuite, le compromis franco-allemand a été distribué par Herman Van Rompuy. Et approuvé par tous.