Entre les francophones et De Wever, c’est la fracture

Gros accrochage hier entre Louis Michel (MR) et Bart De Wever, leader des nationalistes flamands de la N-VA lors du grand débat « Le Soir-Standaard ».

Chaud, très chaud, le grand débat électoral intercommunautaire qui a eu lieu hier soir à l’Ancienne Belgique de Bruxelles entre Louis Michel et Bart De Wever à l’initiative du Soir et du quotidien néerlandophone De Standaard. Pour tout dire, la confrontation directe Nord-Sud a à certains moments viré au pugilat verbal. « Bart De Wever risque de s’enfermer dans une prison nationaliste », a lancé le libéral francophone face au leader de la N-VA.

Réponse cinglante de l’intéressé : « Vous remettez les frontières en question. Comment accepter cela… ». Et le leader nationaliste de poursuivre en défendant une solidarité interpersonnelle transparente, tout en évoquant l’exemple tchécoslovaque…

« Faites attention, vous risquez de ne plus avoir aucun interlocuteur », prévenait plus tard Louis Michel.

Au sujet de la réforme de l’Etat aussi les échanges ont été vifs. De Wever parlant du moment où l’on devra arriver à un grand consensus. « Peut-être y arrivera-t-on, peut-être pas. » Et Michel de répliquer : « Je n’ai rien entendu de ce que M. De Wever a dit qui permettrait d’arriver à un accord. » Ambiance. L’après 13 juin risque d’être épique.

En prélude à cet « affrontement », Elio Di Rupo (PS) et Yves Leterme (CD&V) ont débattu de façon beaucoup plus modérée. Faisant montre à certains moments d’une vraie proximité, les deux hommes en ont appelé à la réunion de personnes responsables autour de la table au lendemain du scrutin du 13 juin.

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