Pédophilie : le silence assourdissant de la justice

L’enquête ouverte sur l’Eglise est virtuellement enterrée. Les perquisitions de juin dernier seraient irrégulières. Aucun commentaire venant de la Justice.

Une journée d’exception. Voilà ce que les victimes des prêtres pédophiles ont vécu ce vendredi. Dans un pacte de silence inédit, le parquet général de Bruxelles tout comme le parquet de première instance se sont refusés à révéler le contenu de l’arrêt rendu hier matin par la chambre des mises en accusation. Cette dernière devait statuer sur la régularité de l’instruction et des perquisitions menées à l’encontre de l’archevêché de Malines-Bruxelles, du cardinal Danneels et de la Commission « abus sexuels commis dans le cadre d’une relation pastorale », le 24 juin dernier.

Une décision qui laissait aux avocats de l’Eglise le soin de communiquer vendredi après-midi sur l’arrêt pris le matin même. « Le parquet général a plaidé vendredi devant la chambre des mises en accusation de Bruxelles l’irrégularité des perquisitions », a expliqué l’avocat du cardinal et de l’archevêché, Me Fernand Keuleneer. Selon Me Keuleneer, le parquet général a suivi sa position, déclarant les perquisitions irrégulières et illégales. Il contesterait la légitimité des perquisitions. « Il n’y avait pas d’indices spécifiques et concrets. Le but était d’aller à la pêche avec un grand filet dans l’espoir d’obtenir quelques indices », a expliqué Me Keuleneer.

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