Après le séisme et le choléra, l’ouragan Tomas est là

Haïti

L’ouragan Tomas s’est abattu vendredi sur Haïti, où les fortes pluies et les vents de 140 km/h ont fait trois morts, provoquant de dangereux glissements de terrain et de fortes inondations qui pourraient encore aggraver l’épidémie de choléra. Vendredi soir cependant, les fortes pluies et rafales de vent de l’ouragan s’affaiblissaient quelque peu.

Un homme portant dans ses bras sa petite fille au milieu d’un torrent de boue, en pleine rue, le visage crispé par l’effort ; une voiture tentant péniblement d’avancer, poussée par quatre personnes : les premières images vendredi matin venant de Léogâne, à l’ouest d’Haïti, illustraient la menace qui pèse sur le pays, onze mois après le séisme meurtrier du 12 janvier.

« Deux personnes ont été tuées dans la ville de Léogâne totalement inondée », indiquait un fonctionnaire de la Protection civile, annonçant l’évacuation des habitants de cette ville détruite à plus de 60 % par le séisme. Une autre personne est décédée jeudi en tentant de traverser une rivière en crue dans un véhicule.

« Le fait qu’Haïti ait une forte déforestation pourrait aggraver encore la situation car il n’y a pas d’arbres pour arrêter les coulées de boue », a expliqué la porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, Elisabeth Byrs.

Autre inquiétude : Ocha comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’attendent à une augmentation des infections de choléra, qui a fait près de 450 morts, car les précipitations devraient augmenter le volume d’eau polluée. L’alerte rouge a été décrétée sur tout le territoire.

Tomas avait déjà causé la mort de 14 personnes la semaine dernière dans l’île de Sainte-Lucie, située au sud de la Martinique. (afp)

AFP
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