Jill Clayburgh était la femme libre

Cinéma

L’actrice américaine Jill Clayburgh, deux fois nominée aux Oscars pour des portraits de femmes indépendantes, est décédée d’une leucémie vendredi à l’âge de 66 ans. Son mari, le scénariste David Rabe, a précisé qu’elle était morte à Lakeville, dans le Connecticut.

Elle avait reçu en 1978 le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes pour le film La femme libre (An Unmarried Woman), un film de 1978 de Paul Mazurski avec Alan Bates.

Elle avait eu en 1979 deux nominations à l’Oscar de la meilleure actrice pour le même La femme libre et pour Merci d’avoir été ma femme (Starting Over), d’Alan Pakula, avec Burt Reynolds et Candice Bergen.

Après Broadway, elle avait commencé au cinéma dans Le complexe de Portnoy. Puis Brian De Palma l’a engagée en 1966 avec un autre débutant, Robert De Niro, pour The wedding party. Peu à peur, elle s’est imposée dans de grands rôles tragiques, comme dans Une femme libre. Elle est prodigieuse dans La Luna de Bertolucci en 1979. Dans Hanna K, de Costa-Gavras, en 1983, elle est une jeune juive dont les amours reflètent les conflits qui déchirent le Liban.

Puis elle a fait une deuxième carrière à la télé. Elle joue la mère d’Ally McBeal dans cette série. Elle est surtout Letitia Darling dans Dirty Sexy Money. Mais c’est la femme libre que les cinéphiles retiendront : celle qui, larguée par son mari, s’assume et vit sa vie. En 1978, c’était encore un choc…

VANTROYEN,JEAN-CLAUDE
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