Brink’s braque ses 430 travailleurs

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Brink’s a annoncé la cessation de ses activités. Faillite frauduleuse ? Le conciliateur social dit : Brink’s n’a pas négocié de bonne foi.

Le coup de force de la direction américaine de Brink’s a été perpétré vendredi midi. Lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, elle a annoncé le dépôt de bilan. Les travailleurs du transporteur de fonds avaient entamé la grève le 27 octobre pour s’opposer à la fermeture du site de Strépy et au passage du personnel du statut d’employé à ouvrier. Cette grève, argumente la direction, a achevé de détériorer la situation financière de l’entreprise. Le tribunal de commerce de Bruxelles va statuer ce lundi sur le dépôt de bilan. Mais les syndicats étudient la possibilité d’une plainte pour faillite frauduleuse. Ce coup de force montre « une violence sociale typique des Anglo-Saxons », dit Robert Plasman, professeur à l’ULB. « C’est une attitude surprenante », ajoute Thierry Bosby, un avocat spécialiste du droit de la faillite. Et le conciliateur social Jean-Marie Fafchamps affirme que « la direction n’a manifestement pas négocié de bonne foi ». Pour lui, la grève n’est pas à l’origine de la fermeture.

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