La « Symphonie nº 3 » de Gorecki est un tube

Musique Le compositeur polonais est mort

Le compositeur polonais Henryk Mikolaj Gorecki est décédé vendredi à Katowice à la suite d’une longue maladie à l’âge de 76 ans. Il est mondialement connu pour sa Symphonie nº 3, dite Symphonie des chants plaintifs, qui s’est vendue à plus d’un million d’exemplaires.

Né le 6 décembre 1933 à Czernica près de Katowice, Henryk Gorecki n’a commencé que tardivement à étudier la musique, à l’âge de 19 ans. Il a étudié par la suite la composition à l’Académie de musique de Katowice, avant d’en devenir des années plus tard son professeur, puis recteur dans les années 1975-1979. Il a débuté en 1958 lors du festival de musique contemporaine Automne de Varsovie et un an plus tard a obtenu le premier prix à la biennale des Jeunes à Paris pour sa symphonie numéro un.

La musique de Gorecki est multiple. Il a commencé par l’atonalité, avec ses compatriotes Penderecki et Lutoslawski. Puis il a fait un virage et est revenu à la tonalité.

Jusqu’au début des années 1990, Henryk Gorecki était resté peu connu hors du cercle d’amateurs de musique d’avant-garde et c’est sa Symphonie numéro 3, pour soprano et orchestre, composée en 1976 et créée à Royan en 1977 qui lui a apporté une renommée mondiale inégalée pour un compositeur classique contemporain.

Dans « Police »

Dans les années 1980, il a commencé à créer des œuvres sacrales à caractère profondément lyrique et s’est tourné vers la musique populaire polonaise. Récemment, il a également composé des œuvres spécialement dédiées au célèbre quatuor à cordes américain Kronos Quartet.

L’œuvre de Gorecki ne se résume pas à cette Symphonie nº 3 mais c’est bien elle qui lui a apporté gloire et fortune. Surtout après 1992, quand le label américain Nonesuch l’a gravée avec le London Sinfonietta, dirigée par David Zinman, et la soprano Dawn Upshaw.

Cette symphonie est un long crescendo, lent et contemplatif, déchiré à la fin par la voix de la soprano. Cette musique envoûtante avait été utilisée dans Police, le film de Maurice Pialat avec Gérard Depardieu et Sophie Marceau, comme dans Ripley’s Game, Basquiat ou un épisode de la série télé des Sopranos.

VANTROYEN,JEAN-CLAUDE,AFP
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