Carton pour « The social network »

Cinéma La 68e cérémonie des Golden Globes

Jason Eisenberg, l’épatant interprète de « The social network ». Le film de David Fincher est le grand vainqueur cette année. © Columbia Pictures.

Ambiance. On n’ose imaginer le climat étouffant qui régnait ce dimanche sur le coup de 17 heures (à Los Angeles), à Beverly Hills, sur cette 68e édition des Golden Globes. Cette cérémonie, la plus prestigieuse après les Oscar, s’est déroulée sur fond de soupçons de corruption. Deux jours avant la remise annuelle, deux anciens attachés de presse de la HFPA (Hollywood Foreign Press Office) ont déposé une plainte devant la cour supérieure de Los Angeles. Michael Russel et Stephen Locascio Et poursuivent l’Association de la presse étrangère à Hollywood pour rupture de contrat apparemment abusive.

C’est ici que ça se corse. Et méchamment. Les deux hommes accusent la HFPA et ses 81 membres d’accorder leurs prix en échange de cadeaux et avantages. Les 81 membres en question couvrent exclusivement le cinéma pour la presse internationale et accepteraient ainsi, selon les plaignants, des voyages et cadeaux de la part des studios, des producteurs et des distributeurs de films, en échange de leur soutien actif.

Régulièrement critiqués par l’industrie hollywoodienne, qui raille la représentativité de leur collège de 81 membres alors que l’académie des Oscar compte 5.755 votants, les Golden Globes n’en restent pas moins une étape importante dans la saison.

Facebook quasi en temps réel

Le grand vainqueur 2011 est David Fincher et son The social network avec le Globe du meilleur scénario, du meilleur film dramatique, du meilleur réalisateur et de la meilleure musique de film (voir ci-contre). Moins impressionnant que son chef-d’œuvre de mise en scène qu’était Zodiac, David Fincher réussit surtout la prouesse de nous parler de ce phénomène de société qu’est Facebook quasi en temps réel. Une autre qualité du film, son scénario qui aborde la naissance du réseau social via le prisme du thriller juridique.

Malgré les sept nominations pour Le discours du roi (sortie belge le 23 février), le film de Tom Hooper repart avec une statuette grâce à son acteur Colin Firth. Et ce à la barbe (naissante) de Jesse Eisenberg, le Mark Zukerberg de The social network. Quant au Golden Globe de la meilleure actrice, c’est à Natalie Portman qu’il revient pour The Black Swan de Darren Aronofsky. Film qui avait déjà fait sensation au festival de Venise.

Christopher Nolan peut légitimement être déçu par rapport à l’audace visuelle de Inception. À l’inverse d’une Annette Bening, meilleure actrice de comédie pour The kids are allright de Lisa Cholodenko, également choisie comme meilleure comédie de l’année. Prochain rendez-vous le 27 février avec l’attribution des Oscar…Ph. Mn. (avec b et afp)

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